Halacha pour mardi 8 Tammuz 5780 30 juin 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur des fruits greffés

Question: Faut-il réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou lorsque l’on consomme pour la première fois dans l’année des agrumes comme un pamplemousse ou une orange?

Réponse: Nous devons tout d’abord introduire le fait que celui qui consomme pour la première fois de l’année un fruit saisonnier, doit réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou après avoir récité au préalable la bénédiction adéquate à ce fruit comme « Boré Péri Ha-Ets » pour un fruit de l’arbre, il devra ensuite réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou, comme nous l’avons expliquer dans les précédentes Halachot.

Des fruits greffés
Concernant notre question à propos des agrumes, il faut tout d’abord traiter le problème du greffage, car comme cela est réputé, grande partie des agrumes ne sont pas des fruits naturels, mais sont le fruit de greffes entre plusieurs espèces effectuées par les hommes. Prenons par exemple le pamplemousse, il résulte de la greffe de l’orange et du pomelo. Concernant les oranges, certains sont d’avis qu’ils sont également le fruit d’une greffe entre deux espèces. Certains décisionnaires sont d’avis que l’on ne peut pas réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur de tels fruits qui ont été conçus à l’encontre de la volonté divine qui interdit de greffer des fruits.

Ainsi envisage également le Halah’ott Kétanott, car tout ce qui résulte d’un acte qui va à l’encontre de la volonté d’Hachem on ne peut pas réciter Chéhéh’éyanou dessus. Ainsi tranche également beaucoup de décisionnaires, parmi eux le Ben Ich H’aï (Réé) et que telle était la coutume à Bagdad de ne pas réciter Chéhéh’éyanou sur l’orange.

Cependant le Ya’abets s’étonne sur cet avis, car à partir de ce principe on ne devra pas réciter non plus la bénédiction de Boré Péri Ha-Ets, puisque cela a été fait contre la volonté d’Hachem ?! on voit donc que si Hachem a permis de consommer un tel fruit malgré qu’il ait été produit de manière interdite, il n’y a donc dans ce fruit aucun défaut et il est donc considéré comme tous les autres fruits sur lesquelles on récite Chéhéh’éyanou.

L’usage de réciter la bénédiction, face au principe de « Safek Béra’hott Léhakel »
Bien que d’habitude nous suivons la règle de « Safek Bérah’ott Lé-Hakel » c'est-à-dire que dans un cas de doute s’il faut réciter ou non une bénédiction on s’abstient, dans ce cas puisqu’il y a une coutume rependue de réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur de tels fruits, tel est également la coutume à Jérusalem comme le témoigne plusieurs décisionnaires.

Surtout que concernant les agrumes, beaucoup des décisionnaires sont d’avis qu’ils sont une seule espèce, or la greffe interdite par la Thora concerne uniquement la greffe de plusieurs espèces différentes. Selon l’avis de notre maître le Rav ‘Ovadia Yossef z.ts.l, il est permis d’ordonner à un non-juif de greffer des fruits, de la sorte selon tous les avis, on pourra réciter Chéhéh’éyanou sur de tels fruits puisqu’ils n’ont pas été faits de manière interdite.

Conclusion: Si l’on consomme pour la première fois de la saison un agrume, on doit réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Les traditions de la période de « Ben Hamétsarim »

Même si nous avons expliqué que l’on ne doit pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou sur un fruit nouveau ou sur un vêtement nouveau, pendant la période de Ben Ha-Métsarim, depuis le soir du 17 Tamouz jusqu’à a......

Lire la Halacha

Se couper les cheveux pendant Ben Ha-Métsarim - (du 17 Tamouz au 9 Av) cette année (5780)

L’usage de s’interdire la coupe de cheveux En conséquence à la gravité du deuil en vigueur pendant la période de Ben Ha-Métsarim, les Achkénazim ont pour tradition de ne pas se couper les cheveux, ni de se raser, depuis le 17 Tamouz jusqu’......

Lire la Halacha

Le poisson et la viande

Après avoir appris ces derniers jours plusieurs règles concernant la consommation de la viande et des laitages, nous allons traiter de plusieurs règles concernant la consommation du poisson avec la viande, ainsi que d’autres sujets liés à cette interdiction. ......

Lire la Halacha

Les jours de « Ben Ha-Métsarim » - Les décrets de nos maitres

Aujourd’hui, nous observons le jeûne du 17 Tamouz. Les jours entre le 17 Tamouz et le 9 Av se nomment les jours de « Ben Ha-Métsarim » (« entre les détresses »), en correspondance au verset de Eih’a (chap.1 verset 3) « Tous ses poursui......

Lire la Halacha


L’interdiction de consommer de la viande et des laitages sur la même table

Raisons et définitions de la Halacha Une personne qui consomme des laitages, n’a pas le droit de placer de la viande sur la même table. Ou bien le contraire, une personne qui consomme de la viande, n’a pas le droit de placer des laitages sur la même table. Ceci par d&......

Lire la Halacha

Suite des règles sur les ustensiles en verre et en Pyrex vis-à-vis de la viande et du lait

Dans la précédente Halacha, nous avons cité l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ selon lequel les ustensiles en verre n’absorbent absolument pas, et de ce fait, il n’y a aucun interdit à utiliser des ustensiles en verr......

Lire la Halacha

Ustensiles en verre pour la viande et le lait

Question: Doit-on également posséder une vaisselle viande et une vaisselle lait lorsqu’il s’agit d’ustensiles en verre? Réponse: Nous avons déjà expliqué dans la précédente Halacha qu’il est obligatoire de possé......

Lire la Halacha

Vaisselle viande et vaisselle lait et règle du goût détérioré (נותן טעם לפגם)

Les parois d’une marmite qui a cuit de la viande absorbent légèrement de la nourriture au moment de la cuisson. Par conséquent, cette marmite est qualifiée de marmite « viande », et de ce fait, si l’on cuit des aliments lactés dans......

Lire la Halacha