Halacha pour mardi 28 Adar 5779 5 mars 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

« Barouh’ Chépitérani Mé-‘Oncho Chel Zé »

Question: Lorsqu’un garçon atteint l’âge de la Bar Mitsva, est-il juste que le père récite la bénédiction « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Méleh’ Ha-‘Olam Chépitérani Mé-‘Oncho Chel Zé » ? Doit-on agir également ainsi lorsque la fille atteint l’âge de la Bat Mitsva (12 ans)?

Réponse: Il est enseigné dans le Midrach Rabba (Parasha de Tolédott):

Rabbi El’azar dit: L’homme doit s’occuper de son fils jusqu’à l’âge de 13 ans. Au-delà de cet âge, le père doit dire: « Barouh’ Chépitérani Mé-‘Oncho Chel Zé ».
L’élève du MAHARAM cite cette bénédiction dans son livre Tachbets avec la mention du Nom d’Hachem et sa royauté.
De même, il est écrit dans le recueil des usages du MAHARYL (Rabbenou Ya’akov MOULINN qui est la principale référence des traditions Achkénazes citées fréquemment par le RAMA) que le MAHARYL a récité lui-même cette bénédiction lorsque son fils devint Bar Mitsva, après la lecture de la Torah de l’enfant.
Cette bénédiction est également rapportée dans les propos d’autres décisionnaires, et toujours avec la mention du nom d’Hachem et sa royauté.

Cependant, dans son livre Darké Moché (chap.225), notre maitre le RAMA rapporte les propos du MAHARYL ainsi que le Midrach Rabba cité précédemment, et il écrit:
« Je n’ai pas trouvé cette bénédiction dans le Talmud, et il m’est difficile de laisser les gens réciter une bénédiction qui n’apparait pas dans le Talmud. »
Cela signifie que puisque cette bénédiction n’est pas mentionnée dans le Talmud, il est certain que nous ne pouvons pas la réciter avec la mention du Nom d’Hachem et sa royauté, même si cette bénédiction est citée dans les Midrachim et dans les propos de nombreux décisionnaires.
Le ROCH (chap.8 de Béh’orott) écrit justement que l’on n’a pas à réciter la moindre bénédiction si elle ne figure pas dans le Talmud, car après l’achèvement de la rédaction du Talmud par Rav Aché et Ravina, aucune bénédiction ne fut innovée. (Ce principe possède de nombreuses conséquences Halah’iques)

C’est pourquoi, le RAMA tranche dans l’une de ses notes qu’il faut certes réciter cette bénédiction le jour de la Bar Mitsva, conformément à l’usage du MAHARYL, mais il faut la réciter sans le Nom d’Hachem et sa royauté.
Cela signifie que le père dira seulement : « Barouh’ Chépitérani Mé-‘Oncho Chel Zé ».
Cette bénédiction signifie que jusqu’à présent, le père était puni pour les actions de son fils, car il est responsable de ses actes en l’éduquant dans le chemin de la Torah. Mais à présent, le fils est responsable de ses propres actes puisqu’il a grandit et qu’il est devenu un Ben Israël à part entière, la responsabilité de ses actes n’incombe plus réellement le père.
Certains expliquent dans le sens contraire, et selon cette explication, tant que l’enfant n’avait pas atteint l’âge des Mitsvot, il était susceptible de subir le châtiment pour les fautes de son père, car il existe des situations où les enfants en bas âge peuvent subir le châtiment pour les fautes de leurs parents (qu’Hachem nous en préserve !), ce qui n’est plus le cas après qu’ils aient atteint l’âge des Mitsvot, ils ne subissent le châtiment que pour leurs propres actions (voir le développement de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l dans son livre Halih’ott ‘Olam (tome 2 page 200).

Notre maitre le Rav z.ts.l écrit qu’il semble évident de réciter cette bénédiction sans la mention du Nom d’Hachem et sa royauté également le jour où une fille atteint l’âge des Mitsvot, c'est-à-dire le jour de sa Bat Mitsva (12 ans).

En conclusion: Le jour ou un garçon ou une fille atteignent l’âge des Mitsvot (13 ans pour un garçon, 12 ans pour une fille), le père doit réciter sans la mention du nom d’Hachem et sa royauté : « Barouh’ Chépitérani Mé-‘Oncho Chel Zé » (pour une fille, « Mé-‘Oncha Chel Zo »).

(Le Ben Ich H’aï ajoute qu’il est juste de penser la mention du Nom d’Hachem et sa royauté, en prenant soin de ne pas les prononcer).

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