Halacha pour lundi 17 Iyar 5780 11 mai 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Le 33ème et le 34ème jour du ‘Omer – année 5780

Demain mardi (et dès ce soir lundi) aura lieu le jour de Lag Ba’Omer qui est un jour de joie pendant lequel on ne récite pas le Tah’anoun, car c’est en ce jour que les secrets de la Thora ont été dévoilés. De plus, Rabbi Chimon Bar Yoh’aï a été sauvé de la mort ce jour là, et c’est aussi ce jour où Rabbi ‘Akiva a commencé à enseigner la Thora à ces 5 élèves, qui ont par la suite diffusé la Thora dans le monde entier comme nous l’avons déjà expliqué longuement dans le passé, à partir des propos des décisionnaires, de notre maitre le ARI Zal et de notre maitre le ‘HYDA.

Les usages de deuil le jour Ba’Omer
Il existe une divergence d’opinions parmi les décisionnaires concernant les coutumes de deuil pratiquées durant le ‘Omer (sur la mort des élèves de Rabbi ‘Akiva), comme ne pas se marier ainsi que de ne pas se couper les cheveux ni se raser. Les décisionnaires débattent afin de définir si ces coutumes doivent être pratiquées seulement jusqu’au soir de Lag Ba’Omer (ce soir lundi), ou bien s’il faut les continuer jusqu’au lendemain de Lag Ba’Omer, c'est-à-dire jusqu’au 34ème jour du ‘Omer au matin (mercredi matin)?

Selon la coutume Achkénaze, on peut se marier dès le soir de Lag Ba’Omer (ce soir lundi) car ils sont d’avis que les élèves de Rabbi ‘Akiva ont cessés de mourir en ce jour, comme le tranche le Rama dans ses annotations sur le Choulh’ann ‘Arouh’ (chap. 493), et tel est l’avis de plusieurs décisionnaires médiévaux (dont l’auteur du Séfer Ha-Manhig). Et dès le soir de Lag Ba’Omer, certains Achkénazim ont l’usage de s’autoriser àcélébrer des mariages.

Cependant, selon la coutume des Séfaradim et des originaires des communautés moyen-orientales, on ne se mari pas et l'on ne se coupe pas les cheveux avant le 34ème jour du ‘Omer au matin, c'est-à-dire cette année 5780, le mercredi 13 mai.

La raison pour laquelle les Séfaradim attendent jusqu’au lendemain de Lag Ba’Omer provient du fait qu’il est écrit dans le livre du MANHIG (page 72b) [ce livre a été rédigé par Rabbi Avraham Bar Rabbi Nathan Ha-Yar’hi, le RAAVAN qui a vécu à Lunel en France, et qui est décédé en l’année 4975 – 1215] au nom du Rabbénou Zéra’hya Ha-Lévy (le RAZA auteur du Maor), qui a trouvé dans un vieux livre originaire d’Espagne que les élèves de Rabbi ‘Akiva sont morts entre Péssa’h et « Péross ‘Atsérett ». Le terme « Péross » signifie « moitié ». Cela signifie qu’il faut prendre les jours proches de Chavou’ott (c'est-à-dire les 30 jours qui précèdent Chavou’ott, puisque nous considérons toujours les 30 jours avant une fête comme étant « proches » de la fête, comme l’enseignent nos maitres au sujet de Péssa’h : « On commence à questionner au sujet des règles de Péssa’h 30 jours avant »), et c’est à la moitié de ces jours – 15 jours avant Chavou’ott – que les élèves de Rabbi ‘Akiva ont cessés de mourir.
Mais dès le matin du 34ème jour, il est permis de célébrer des mariages, puisque selon le principe dans les règles de deuil « une partie de la journée équivaut à toute la journée ». Or, puisqu’une partie de la journée du 34ème jour s’est écoulée, il n’est plus nécessaire d’observer les règles de deuil.  

Qu’il en soit la volonté d’Hachem, que le mérite de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï et de son fils Rabbi El’azar nous protège et protège tout le peuple d’Israël, et que nous ayons le mérite de faire un sincère et total repentir, afin d’être tous délivrés rapidement, Amen.

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