Halacha pourlundi 21 Iyar 5779 mai 26 2019

Eduquer religieuse des enfants et les amener à la synagogue

Question: Les enfants en bas âge (en dessous de l’âge de la Bar/Bat Mitsva) sont-ils tenus selon la Halacha de prier les 3 prières journalières, Chah’arit, Minh’a et ‘Arvit?
Est-il convenable de les amener à la synagogue lors des Yamim Noraïm (Roch Ha-Chana et Yom Kippour)?

Réponse: Il est enseigné dans une Michna du traité Béra’hot (20b):
Les femmes et les enfants sont soumis à l’obligation de la prière.

Nous comprenons à partir de là, que les enfants ont eux aussi besoin de la miséricorde divine, et de ce fait, ils sont eux aussi soumis à l’obligation de prier. Or, puisque les adultes ont le devoir d’éduquer leurs enfants dans toutes les Mitsvot, ils ont aussi le devoir de les éduquer dans l’obligation de prier, puisque pour n’importe quelle Mitsva, aussi bien une Mitsva ordonnée par la Torah, qu’une Mistva instaurée par nos maitres, chaque parent est tenu d’éduquer et d’habituer son enfant à son accomplissement du point de vue de l’obligation d’éducation. Il en est de même pour l’obligation de prier.

Puisque du point de vue de l’obligation d’éduquer, il n’y a pas de différence entre les Mitsvot ordonnées par la Torah et celle instaurées par nos maitres, il semble donc que même si selon la Torah il est suffisant de prier une seule prière par jour, et que de ce fait, les femmes ne sont soumises qu’à une seule prière par jour, malgré tout, concernant des garçons en bas âge, il faut les éduquer à prier les 3 prières journalières chaque jour, Chah’arit, Minh’a et ‘Arvit.

C’est ainsi qu’agissait notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l avec ses propres enfants, il les éduqua à prier les 3 prières journalières chaque jour, dès lors qu’ils étaient capables de lire correctement. (Yalkout Yossef-Téfila vol.1 page 508).

Concernant les filles, il faut les éduquer à prier chaque jour au moins une prière. Il est souhaitable que cette prière soit celle de Chah’arit, avec les bénédictions du matin et la lecture du Chéma et la ‘Amida. (Lorsqu’elles disent Barouh’ Chéamar et Ichtabah’ sur les Péssouké Dé-Zimra, ainsi que les bénédictions du Chéma’, elles ne doivent pas les dire en mentionnant le nom d’Hachem, comme nous l’avons déjà expliqué antérieurement).

Cependant, il faut préciser que si le père constate que le fait de prier les 3 prières journalières pèse trop lourd sur l’enfant, il faut être très vigilent et veiller à ne pas écœurer l’enfant de la prière, et il faut dans ce cas prendre conseil auprès d’éducateurs expérimentés, afin de définir les exigences à avoir vis-à-vis d’un enfant en matière de prières journalières. Faut-il l’habituer progressivement à prier d’abord une seule prière journalière (Chah’arit), puis 2 (en ajoutant Minh’a), et seulement ensuite ‘Arvit?

Concernant l’âge à partir duquel il faut éduquer les enfants à prier, le Péri Méguadim écrit qu’il faut le faire à partir de 6 ou 7 ans.
Cela signifie en réalité que la chose dépend des capacités intellectuelles de chaque enfant, de ses aptitudes et de sa maturité. Car on ne peut pas forcément éduquer tout enfant à prier les 3 prières journalières immédiatement lorsqu’il commence à apprendre à lire. Chaque enfant possède sa propre nature, ses qualités et son niveau de compréhension, qui pourront permettre de lui exiger de prier les 3 prières journalières, en s’efforçant à lui rendre la chose la plus agréable, et dans la joie.

Les prières des Yamim Noraïm sont beaucoup plus longues que celles de toute l’année.
Par conséquent, s’il s’agit d’enfants assez grands (quelques années avant la Bar Mitsva), il est certain que l’on doit les amener à la synagogue pour les prières des Yamim Noraïm afin de les éduquer dans la Mitsva de prier.
Mais s’il s’agit d’enfants en bas âge, il ne faut pas les amener à la synagogue.
Des enfants de 5 ou 6 ans que l’on a malgré tout amenés à la synagogue, devront être ramenés chez eux au bout d’un moment, car généralement, ils ne sont pas disposés à rester durant de longues heures à leur place en silence, et il est certain que leur présence à la synagogue provoquera une gêne aux autres fidèles.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Havdala on Motza’ei Shabbat Which Coincides with Tisha Be’av and the Laws of an Ill Individual Who Must Eat on Tisha Be’av

On years during which Tisha Be’av falls out on Motza’ei Shabbat, such as this year, 5779, there are three opinions among the Rishonim regarding how Havdala should be recited on a cup of wine on Motza’ei Shabbat. The first opinion is that of the Geonim who write that one should r......

Lire la Halacha

Adding Water to a Pot of Food on Shabbat

Question: If one sees the Chulent pot drying out on Shabbat, may one add some boiling water to the pot? Answer: Many households customarily leave a pot of Chulent cooking on the electric hotplate (or crockpot) from Friday afternoon until Shabbat morning. Many times, people mistakenly do not put e......

Lire la Halacha

Warming up Foods on Shabbat- Maran zt”l’s Suggestion

In the previous Halacha, we have discussed that just as it is forbidden to cook on top of an open flame on Shabbat, it is likewise forbidden to cook on top of an electric hotplate. The only distinction between an open flame and an electric hotplate IS regarding a food which was already cooked before......

Lire la Halacha

Laws Pertaining to Tisha Be’av

There are five categories of abstinence which must be observed on Tisha Be’av: Eating and drinking, washing one’s self, rubbing one’s body with oils or lotions, wearing leather shoes, and marital relations. Our Sages also prohibited learning Torah on Tisha Be’av, for the word......

Lire la Halacha


Eating Meat Following Rosh Chodesh Av

The Mishnah in Masechet Ta’anit (26b) tells us that on Erev Tisha Be’av during the last meal one eats before the fast, one may not eat meat, drink wine, or eat two cooked foods, such as rice and an egg. Although the letter of the law dictates that the prohibition to eat meat only applies......

Lire la Halacha

Those Who are Obligated and Exempt from the Fast of Tisha Be’av and their Status When Tisha Be’av Falls Out on Motza’ei Shabbat

Someone Ill with a Non-Life-Threatening Illness, An Elderly Person, and a Woman who has Recently Given Birth One who is ill (meaning when one is actually bedridden and the like, even if the illness is not life-threatening) is exempt from fasting on Tisha Be’av. When in doubt about one’s......

Lire la Halacha

Insulation on Shabbat

Question: Is it permissible to cover a pot of food on an electric hotplate with a towel on Shabbat? Answer: Long ago, it was customary to cover a pot of food with (or immerse it in) dirt or sand in order to retain the food’s heat. Heat Increasers vs. Heat Retainers Some would immerse th......

Lire la Halacha

The Laws of the Beginning of the Fast when Tisha Be’av Falls Coincides With Motza’ei Shabbat

The Baraita in Masechet Ta’anit (30a) states that our Sages prohibited five things on Tisha Be’av: Eating and drinking, washing one’s self, rubbing one’s self with oils or lotions, wearing leather shoes, and marital relations. Our Sages said (Ta’anit 30b): “One......

Lire la Halacha