Halacha pour jeudi 27 Nissan 5779 2 mai 2019

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

« La récompense correspond à l’effort »

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.5 Michna 22):
Ben Hé Hé (c’est le nom d’un sage de la Michna) dit : « La récompense correspond à l’effort ».
Cela signifie qu’en fonction de la peine investie, la récompense est attribuée.

Dans le monde futur, lorsqu’on pèse les actions de l’individu pour définir la récompense qui lui revient, on ne pèse l’action qu’en fonction de l’importance de la Mitsva. S’il s’agit d’une Mitsva importante, la récompense sera importante. S’il s’agit d’une « petite » Mitsva, la récompense sera moins importante, mais on prendra en considération les efforts fournis par l’individu pour chaque Mitsva. S’il a maîtrisé son Yétser Ha-Ra’, il recevra une récompense importante sur ses actes. S’il n’a pas investi beaucoup d’efforts, sa récompense sera elle aussi peu importante.

On raconte qu’un juif commerçant voyageait un jour en carrosse pour ses affaires. En chemin, le ciel se couvrit de nuages, et une neige épaisse se mit à tomber. L’homme s’égara de son chemin, car la route était complètement recouverte de neige. Il resta sans refuge jusqu’à une heure tardive de la nuit.

Il sentit qu’il allait geler par le froid. Il décida de quitter le carrosse, et il marcha durant une heure jusqu’au moment où il aperçut une lumière briller. Il arriva jusqu’à la maison avec le peu de forces qui lui restaient. La maison était celle du Rav de la ville, qui étudiait à cette heure tardive devant l’âtre qui brûlait.

Lorsque l’homme frappa à la porte du Rav, celui-ci se leva en vitesse et prépara des couvertures et une boisson chaude pour faire reprendre des forces à son hôte.

Le matin, lorsque l’homme se leva pour reprendre son chemin, il demanda au Rav:

« Cher Rav, tu peux constater la grande peine que je me donne dans ce monde-ci afin d’amener la subsistance à ma famille. Mais qu’en est-il de mon Monde futur ? Est-ce que j’aurais au moins un Monde futur ? »

Le Rav répondit:
« Que dis-tu ?! Ce monde ne représente qu’un corridor devant le Monde futur qui est le palais du Roi, et malgré tout le temps et les efforts que tu investis, tu ne réussis pourtant pas à obtenir la quiétude de ce monde, a fortiori le Monde futur !! Si l’homme ne fournit pas d’efforts la veille de Chabbat, que mangera-t-il le jour du Chabbat ?! Le Monde futur est-il une chose abandonnée ?! Lorsque tu fourniras des efforts afin d’acquérir de la Torah, des Mitsvot et des bonnes actions, tu pourras acquérir le Monde futur, comme le disent nos maîtres : il a acquis les paroles de la Torah, il a acquis la vie dans le Monde futur. »

Il également rapporté dans le Midrach:
Rabbi Chim’on Ben Lakich était assis et étudiait la Torah avec assiduité durant toute la journée dans une caverne de Tibériade. Un marchand de cruches se souciait de lui apporter chaque jour une cruche remplie d’eau, afin qu’il ait de quoi se laver les mains et boire.

Un jour, le marchand dit à Rabbi Chim’on Ben Lakich:

« Rabbi, te souviens-tu que nous étions des amis d’enfance puisque nous étions ensemble dans la même école ? Tu as eu le mérite de devenir un grand sage de la Torah, mais pas moi ! Prie pour moi afin que ma part soit à côté de la tienne dans le Monde futur !! »

Rabbi Chim’on Ben Lakich lui dit:

« Comment puis-je prier pour toi ?! Tu arriveras au Monde futur avec tes confrères, puisque chaque personne est placée dans le Monde futur avec les gens de sa profession. »

Cela signifie que la bénédiction de Rabbi Chim’on Ben Lakich ne peut être efficace pour un homme qui ne fournit pas d’efforts pour mériter le Monde futur, et une personne qui investit tous ses efforts dans le commerce de cruches, même si son commerce se déroule dans la droiture et l’honnêteté, une telle personne ne trouvera sa place dans le Monde futur qu’avec des marchands de cruches, dont le commerce était certes dans l’honnêteté, mais qui n’étaient que des marchands de cruches.

Ces histoires nous apprennent une grande morale, particulièrement de notre époque où chacun s’investit durant toute une journée dans sa Parnassa et dans l’acquisition des choses de ce monde, et ce n’est qu’au bout de dizaines d’années, lorsque sa force s’affaiblit, que l’homme se libère de ses affaires et constate qu’il a gaspillé sa vie dans le néant, qu’il ne possède pas d’acquisition spirituelle, et qu’il étudie et accomplit les Mitsvot à un niveau très bas, comme un enfant à l’école.

C’est pourquoi, chacun doit se réveiller de sa torpeur, et se montrer diligent dans son travail spirituel, d’être vigilant et de persévérer dans le service Divin, dans l’accomplissement des Mitsvot et dans la fixation de moments d’étude de la Torah et de la Halah’a, et en récompense à cela, Hachem rétribuera chacun de façon complète, pour mériter la vie dans le Monde futur, avec l’ensemble des Tsaddikim.

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