Halacha pourjeudi 12 Adar 5781 février 24 2021

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit
La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir de prendre le repas de Pourim n’existe que durant la journée et non la nuit. Malgré tout, nombreux de nos maîtres les décisionnaires médiévaux écrivent qu’il y a aussi une Mitsva de prendre un repas le soir de Pourim, comme nous le faisons pour toutes les autres fêtes. Tel est l’avis des Guéonim.
Cependant, d’un point de vue Halachique, l’essentiel du repas de Pourim est en journée exclusivement.
Si quelqu’un a pris son repas de Pourim uniquement le soir, il n’est pas quitte de son obligation vis-à-vis du repas de Pourim, car il est dit : « Les jours » de festins et de joie. Nous apprenons de là qu’il faut prendre le repas de Pourim en journée et non la nuit.
Lorsqu’on prend le repas en journée, il faut veiller à le prendre dans un endroit éclairé, et de multiplier toute forme de réjouissance de Mitsva, par des paroles de Torah, en se réjouissant de ce qu’Hachem donne à chacun, et pour le fait qu’il nous a distingués de ceux qui s’égarent, et qu’il nous a donné une Torah de vérité ainsi que de bonnes et justes lois selon lesquelles nous devons nous conduire, et par lesquelles nous mériterons le Monde Futur.

Le moment du repas de Pourim
Toutes les autres années, le repas de Pourim se prend exclusivement en journée, comme nous l’avons écrit. Les décisionnaires ont mis en garde à chaque année, afin que l’on ne prenne pas le repas de Pourim peu de temps avant le coucher du soleil, car dans ce cas, la réjouissance de Pourim se fera essentiellement à la sortie de Pourim. C’est pourquoi, les décisionnaires écrivent qu’il faut avancer le repas de Pourim au maximum, et ceci pour diverses raisons supplémentaires.

De nombreuses personnes ont l’usage de prier l’office de Minh’a en début d’après midi (« Minh’a Guédola »), et de prendre le repas de Pourim immédiatement après.
Les gens méticuleux veillent à prendre le repas de Pourim le matin, avant même qu’arrive le moment de l’office de Minh’a, car telle est l’opinion de plusieurs décisionnaires, comme le Chla Ha-Kadoch, qui écrit qu’il faut avancer le repas de Pourim au matin, et que toute personne qui prend le repas de Pourim le plus tôt possible, est digne de la louange.

Tel était l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, de prendre le repas de Pourim immédiatement après l’office de Chah’arit, comme on le fait le jour de Chabbat, conformément aux propos du Chla Ha-Kadoch..

Cependant, selon le Din, il est possible de débuter le repas de Pourim même à une heure plus tardive (au milieu de la journée), comme le font la plupart des gens (Selon certains, il est même préférable d’agir ainsi).

Le moment du repas de Pourim cette année (5781)
Toutefois, cette année (5781), Pourim (14 Adar) tombe ce vendredi (26 février), c'est-à-dire depuis le jeudi soir (25 février). Or, dans les villes fortifiées d’une muraille depuis l’époque de Yéhochoua’ Bin Noun, c’est à dire Jérusalem, puisque le 15 Adar tombe un Chabbat ; les habitants Jérusalem célèbreront la fête de Pourim en 3 parties (Pourim Méchoulach), comme nous l’expliquerons demain, si D. veut.

Pour les endroits où l’on célèbrera Pourim vendredi, le RAMA écrit (chap.695 note 5) qu’il faut dans ce cas avancer l’heure du repas de Pourim, par respect pour le Chabbat, afin que le repas de Chabbat soit pris avec appétit, et non dans le rassasiement et la fatigue du repas de Pourim.
Tel est également l’avis du Gaon auteur du Michna Béroura qui écrit que lorsque Pourim tombe un vendredi, il faut prendre le repas de Pourim le matin, avant la moitié de la journée (11h50 à Jérusalem, environ 12h55 en France).

Notre maitre le Gaon et Richon Lé-Tsion le Rav Its’hak YOSSEF Chlita écrit (Yalkout Yossef- Pourim chap.695) que selon le stricte Din on peut autoriser à prendre le repas de Pourim même dans l’après-midi du vendredi, puisqu’il s’agit d’un repas de Mitsva, qu’il est permis de consommer un vendredi après-midi lorsqu’il est pris au véritable jour où il doit être pris (« Sé’oudatt Mistva Bizmana »). (Certains prolongent ce repas jusqu’au vendredi-soir, puis ils posent une nappe et procèdent à Kiddouch, et ils prient ensuite ‘Arvit).

Malgré tout, le Yalkout Yossef ajoute au nom du livre Séfer Omets que lorsque Pourim tombe un vendredi, si l’on prend le repas de Pourim en après-midi, on porte atteinte par cela au respect du Chabbat. De ce fait, il est préférable d’avancer « l’essentiel » du repas au matin, c'est-à-dire, que l’on entame au moins le repas en fin de matinée, afin que dans l’après-midi on ne consomme que très peu, en l’honneur de Chabbat.
Il ajoute encore que tel est l’usage de Jérusalem où l’on prend le repas de Pourim le matin, en ayant au préalable accomplit les Mistvott du jour – Michloa’h Manott et Matanott Laevyonim – avant le repas.

A postériori, si l’on n’a pas pris le repas de Pourim le matin, on peut le prendre dès que possible, en s’efforçant de l’avancer au maximum, par respect pour le Chabbat. On devra aussi veiller à ne pas négliger – ‘Hass Véchalom –  l’office de ‘Arvit de vendredi-soir.

En conclusion: Il faut prendre le repas de Pourim le jour de Pourim et non la nuit.
Il est bon d’avancer au maximum le repas de Pourim, particulièrement cette année où Pourim tombe un vendredi, et où l’on doit donc avancer le repas au matin, afin de consommer le repas de Chabbat avec appétit. A postériori, on peut prendre le repas de Pourim dès que possible.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

The Laws of Mentioning “Mashiv Ha’Ruach”

We Begin Reciting “Mashiv Ha’Ruach” “Mashiv Ha’Ruach U’Morid Ha’Geshem” is a praise we recite to Hashem during the winter months within the “Mechayeh Ha’Metim” blessing of the Amidah as is printed in all Siddurim. We begin recitin......

Lire la Halacha

Things Which Cause Forgetfulness

Five Things Which Cause One to Forget What He Has Learned The Gemara (Horayot 13b) states: “Our Sages taught: Five things cause one to forget the Torah one has learned: One who eats food which a cat or mouse have eaten from, one who eats the heart of an animal, one who eats olives regularly, ......

Lire la Halacha

A Rainbow

One Who Looks at a Rainbow Our Sages (Chagiga 16a) state: “The eyes of one who gazes at a rainbow are dimmed, as the verse (Yechezkel 1) states, ‘Like the appearance of a rainbow in the clouds on a rainy day, so is the radiance around and this is the appearance of the glory of Hashem.&r......

Lire la Halacha

The Laws of One Who Forgets to Mention “Ve’Ten Tal U’Matar” in the “Blessing of the Years”

In the previous Halacha, we have discussed in a general manner that our Sages enacted that beginning from the Seventh of Marcheshvan (outside of Israel from the Fourth or Fifth of December), one begins reciting “Ve’Ten Tal U’Matar” (a request for dew and rain) in the “B......

Lire la Halacha


Must One Recite a Blessing Before Merely Tasting a Food?

We have already discussed several times that regarding the laws of Blessings of Enjoyment recited before eating that there is no limit for reciting a blessing before eating, meaning that no matter what amount of food or beverage one eats or drinks, one must still recite a blessing. The reason for th......

Lire la Halacha

Question: At what point does it become permissible to speak after reciting a blessing on food? Is one permitted to speak immediately after placing the food in one’s mouth and tasting the food’s flavor or must one wait until one swallows the food?

Answer: The Gemara in Masechet Berachot (40a) and Rashi ibid. state that one may not speak in between reciting a blessing on food and eating it because this constitutes an interruption between the blessing and the eating and there is no longer any connection between them, as we have discussed severa......

Lire la Halacha

When the Sanctity of Shevi’it Will Apply to Fruits and Vegetables and More on “Heter Mechira”

In the previous Halachot we have explained that any produce grown in Jewish-owned fields in the Land of Israel this year (5782) retain the sanctity of Shevi’it. We have likewise discussed the ramifications of this sanctity and the proper way to treat such produce. This sanctity rests even on f......

Lire la Halacha

Eating and Washing One’s Self Yom Kippur

Some Laws of Yom Kippur All are obligated to fast on Yom Kippur, including pregnant and nursing women. Any woman whose health is at risk due to the fast should consult a prominent Torah scholar who is well-versed in these laws and he should render his ruling whether or not she must fast. One whose ......

Lire la Halacha