Halacha pour dimanche 10 Adar II 5779 17 mars 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5779)

Nous avons l’usage d'offrir avant Pourim l’argent du « Zéh’er Lémah’atsit Ha-Chékel » (l’argent qui « symbolise le demi-Chékel ») que tout le peuple d’Israël donnait à l’époque du Beth Ha-Mikdach.
Nous avons la tradition de récolter cet argent le soir de Pourim à la synagogue avant la lecture de la Méguila, comme nos maîtres l’enseignent (traité de Méguila 13b):
Il était dévoilé devant le Créateur du Monde qu’Hamann allait offrir des Chékalim pour l’extermination d’Israël, et c’est pourquoi Hachem a ordonné la Mitsva de donner le demi-Chékel, afin que les Chékalim d’Israël devancent les Chékalim d’Hamann.

Cependant, chacun est autorisé à s’acquitter de ce devoir quand il le désire avant Pourim.

Ne pas nommer cet argent « Mah’atsit Ha-Chékel » (demi-Chékel)
Les décisionnaires écrivent qu’il faut veiller à ne pas nommer cet argent « MAH’ATIST HA-CHÉKEL » (« DEMI-CHÉKEL ») mais plutôt « ZEH’ER LE MA’HATIST HACHÉKEL » (« symbole du demi-Chékel ») car il faut craindre que l’on ne puisse offrir cet argent ailleurs qu’au Beth Ha-Mikdach comme le « MAH’ATIST HA-CHÉKEL » lui-même qui est interdit a tout profit, on ne pourra donc plus le donner à des nécessiteux.

Cette vigilance est mentionnée dans les propos des Guéonim:
« Le fait que l’on publie dans vos contrés le payement des Chékalim (en nommant l’argent de la Tsédakka « demi-Chékel »), n’est pas une bonne attitude, car il est à craindre que l’on ne puisse plus tirer profit de cet argent. »
Par conséquent, il est juste de dire seulement « Zéh’er Lémah’atsit Ha-Chékel » (l’argent qui « symbolise le demi-Chékel »), et s’écarter ainsi de toute crainte.

Quelle est la somme exacte que l’on doit donner pour le « Zéh’er Lémah’atsit Ha-Chékel »?
Il faut donner une somme qui correspond à la valeur de 10 g d’argent pur (même un peu moins).
Cependant, une personne dont la situation financière est difficile peut se contenter de donner 1 pièce de monnaie en souvenir du demi-Chékel, par exemple, un demi-Chékel en vigueur de notre époque (ou 50 centimes d’Euros en France).

Les femmes doivent également donner en souvenir du demi-Chékel.
Il est bon de donner aussi pour les enfants en bas âge (en dessous de 13 ans pour un garçon et en dessous de 12 ans pour une fille).
Certains donnent également pour les bébés dans le ventre de leurs mères (Torat Ha-Mo’adim).

À qui faut-il donner cet argent?
Il faut donner l’argent en souvenir du demi-Chékel aux nécessiteux.
Le Gaon Rabbi H’aïm PALLAG’I z.ts.l écrit dans son livre Roua’h H’aïm (chap.694 note 2) qu’il faut donner cet argent à des Talmidé H’ah’amim (des érudits dans la Torah) qui font preuve d’assiduité dans l’étude de la Torah et dont la situation financière n’est pas bonne. Ce don est une Tséddaka très importante.
Celui qui s’efforce de soutenir financièrement les Talmidé H’ah’amim, afin de relever le prestige de la Torah et de ceux qui l’étudient, méritera de voir le prestige d’Israël.
Comme nos maîtres le disent dans la Guémara Bava Batra (10b):
Grâce à quoi se relèvera le prestige d’Israël? Grâce à Ki-Tissa (la Paracha où est mentionnée cette Mitsva de donner le demi-Chékel).

La somme en Shékel israéliens (nis) correspondante au symbole du demi-Chékel qu’il faut donner cette année (5779) pour ceux qui désirent accomplir la Mitsva dans tout son embellissement équivaut à environ 20 Shékel.

À titre indicatif, une once d’argent pèse 31.1 g. Il faut donc diviser le prix de l’once d’argent par 31.1, puis multiplier le résultat par 10, et on obtiendra la somme exacte qu’il faut donner.
Les décisionnaires débattent afin de définir s'il faut donner cette somme en tenant compte des taxes ou non.
Sur le plan pratique, notre maître le Rav z.ts.l nous a indiqué que l'on peut autoriser à ne pas tenir compte des taxes.
La personne qui s'imposera de donner davantage de Tsédaka et qui fera preuve de beaucoup de bonté sera digne de la bénédiction.
Par conséquent, la somme qu'il faut donner cette année (5779) en Israël est d'environ 20 Shekels par personne.
Celui qui s’imposera d’ajouter sur cette somme sera digne de la bénédiction.
En France, cette somme s'élève cette année (5779) à environ 4.50 € par personne.

Pour les autres pays, la somme varie selon le cours de l’argent pur. C'est pourquoi il est important de se renseigner auprès d’experts en la matière, afin de déterminer avec précision quelle somme exacte on doit donner.

Pour les enfants en bas âge (en dessous de 13 ans pour un garçon et en dessous de 12 ans pour une fille), il est suffisant de donner la moitié de la pièce de la monnaie courante (En France, 50 centimes d’euros par enfant en bas âge. En Israël, 50 Agourrot par enfant en bas âge.)

3 pièces
Le RAMA écrit (chap.694) qu’il est bon de donner la somme de correspondante au symbole du demi-Chékel en 3 pièces, en rappel aux termes répétés 3 fois dans le verset « offrande pour Hachem » (« Térouma Lachem »).
Cet usage est cité également par le Gaon Rabbi H’aïm FALLAG’I, ainsi que par notre saint maitre le Rav z.ts.l dans son livre H’azon Ovadia-Pourim (page 103).

Selon cela, en Israël il faudrait donner 2 pièces de 5 Shékel, ainsi qu’une pièce de 10 Shékel.
En France, il serait bon de donner la somme de 4.50 € en 2 pièces de 2 € et 1 pièce de 50 centimes.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le Seder de Roch Ha-Chana – « Réjouissez-vous en tremblant »

Pendant les 2 soirs de Roch Ha-Chana, nous avons la tradition de consommer certains aliments en guise de bon signe pour toute l’année. C’est pour cela que nous mangeons ces soirs-là, des haricots (Roubya en araméen ou Loubya en arabe), de la courge (Kr’a), du ......

Lire la Halacha

La bénédiction sur les éclairs et le tonnerre

Lorsque l’on voit un éclair, on doit réciter la bénédiction suivante: Barouh’ Ata A-D-O-N-A-Ï Elohénou Mélèh’ Ha’olam ‘Ossé Ma’assé Béréshit. Lorsque l’on entend le tonn......

Lire la Halacha

« Machiv Ha-Rouah’ Ou-Morid Ha-Guechem »

On commence à mentionner la formule de « Machiv HaRouah’ » « Machiv HaRouah’ OuMorid HaGuechem » (« qui fait souffler le vent et descendre la pluie ») est une formule de louange à Hachem que l’on dit durant......

Lire la Halacha

Combien de fois par jour pouvons nous réciter la bénédiction sur les éclairs et le tonnerre ?

Deux questions: Lorsqu’on entend le son du tonnerre en dormant, est-il permis de réciter la bénédiction sur le tonnerre sans procéder à la Nétilat Yadaïm (ablution des mains) ? Doit-on réciter la bénédiction systém......

Lire la Halacha


Lé’hem Michné – Réciter le Motsi sur 2 pains lors des repas de Chabbat

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué la règle de la Sé’ouda Chélichitt, et nous voulons à présent également expliquer la règle pour les femmes concernant la Sé’ouda Chélichitt, mais ce point es......

Lire la Halacha

Question - Est-il permis de parler entre Mayim Ah’aronim (l’ablution des mains en fin de repas) et le Birkat Hamazon ?

Réponse Nous avons déjà expliqué qu’il est une totale obligation pour toute personne qui a consommé un repas accompagné de pain, de se laver les mains avec un peu d’eau avant de réciter le Birkat Hamazon (dans la Halah’a au sujet de......

Lire la Halacha

L’obligation de manger dans la Souccah – Le Corona

Un repas régulier Pendant les jours de la fêtes de Souccot – aussi bien la journée que la nuit – il est interdit de consommer un « repas régulier » (Se’oudat Kéva’) en dehors de la Souccah. La mesure d’un « repas r&e......

Lire la Halacha

Parler entre la Nétilatt Yadaïm et le Motsi

Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ott (42a): Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la bénédiction. RACHI et le RAMBAM expliquent qu’il s’agit ici d’enchaîner immédi......

Lire la Halacha