Halacha pour mardi 8 Kislev 5781 24 novembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss »

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué les principales règles de « Mouktsé » pendant Chabbat, selon lesquelles nos maîtres ont interdit de déplacer certains objets pendant Chabbat. Nous avons appris jusqu’à présent 3 catégories de « Mouksté »:

« Kéli Ché-Mélah’to Lé-Héter », c'est-à-dire, un objet destiné à des activités permises pendant Chabbat, comme des fourchettes, couteaux ou autre. Il est permis de les déplacer pour une quelconque utilité. Mais sans utilité, il est interdit de les déplacer.

« Kéli Ché-Mélah’to Lé-issour », c'est-à-dire, un objet destiné à des utilisations interdites pendant Chabbat, comme un marteau, un bistouri, une bêche, un râteau ou une foreuse, qu’il est interdit de déplacer pendant Chabbat, sauf pour les besoins de la place qu’ils occupent ou pour en faire une utilisation permise, comme prendre un marteau pour casser des noix ou autre, ou bien déplacer une bêche pour s’asseoir à la place où elle se trouve. Mais les déplacer pour les protéger est interdit.

« Mouktsé Mé-H’amatt Goufo », c'est-à-dire, toute chose qui n’a pas le statut d’objet et qui n’est destinée à aucune utilisation particulière, comme du bois, des pierres ou des pièces de monnaie, qu’il est interdit de déplacer pendant Chabbat, même pour en faire une utilisation permise ou pour la place qu’ils occupent.

A présent, nous allons expliquer une nouvelle catégorie de « Mouktsé ».
« Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss », c'est-à-dire, un objet sur lequel nous avons une certaine exigence à ne jamais l’utiliser pour une autre vocation que celle à laquelle il est destiné, comme un couteau de Chéh’ita ou un bistouri de Mila qui sont des objets précieux et fragiles, et sur lesquels nous veillons particulièrement, ces objets ont donc le statut de « Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss ». De même, un rasoir électrique ou une caméra, hormis le fait qu’ils sont « Mouktsé » à titre de « Kéli Ché-Mélah’to Lé-issour », ils sont également « Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss », et il est donc interdit de les déplacer, quelle que soit la raison.

A la lueur de tout cela, le Gaon auteur du Chémiratt Chabbat Ké-Hilh’ata écrit que tous les appareils électriques que l’on a l’usage de protéger contre toute détérioration, ont un statut de « Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss », comme un magnétophone, des K7, des disques, une caméra, des timbres postaux, un ticket d’autobus (non utilisé), des papiers de valeurs ou un ordinateur.

Mais notre maître le Rav z.ts.l écrit que certaines de ces choses n’ont pas le statut de « Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss », comme un magnétophone, même si l’on n’a pas l’habitude de le déplacer en semaine d’un endroit à l’autre, malgré tout, s’il est nécessaire de le déplacer pendant Chabbat, on peut autoriser son déplacement pour en faire une utilisation permise ou pour la place qu’il occupe, au même titre qu’un « Kéli Ché-Mélah’to Lé-issour ».
Par conséquent, si le magnétophone est placé à un endroit où l’on désire s’assoir ou à un endroit où l’on désire poser de la nourriture ou autre, il est permis de le déplacer et de le retirer de cet endroit pour le placer ailleurs.

En conclusion: « Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss » correspond à tout objet sur lequel nous avons une certaine exigence à ne jamais l’utiliser pour une autre vocation que celle à laquelle il est destiné, en raison de sa préciosité, comme un bistouri de Mila, une caméra ou autre.
Dans la prochaine Halah’a, nous expliquerons davantage.

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