Halacha pour jeudi 11 Shevat 5780 6 février 2020

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

La Bénédiction finale pour une consommation de fruits des 7 espèces, de pâtisseries et de vin.

Question
Lorsqu’on a consommé des fruits faisant partie de la catégorie des 7 espèces (raisins, figue, grenade, olives, dattes), et que l’on consomme aussi des pâtisseries, quelle Bérah’a finale doit-on réciter?

Réponse
Avant tout, nous devons rappeler de nouveau le principe de la Bérah’a de « Mé’ène Chaloch ».
Lorsqu’on a consommé une quantité de Kazaïtt (27 g) de fruits de la catégorie des 7 espèces (par exemple des dattes ou des grenades ou des raisins), on doit réciter à la fin de la consommation la Bérah’a finale de « Mé’ène Chaloch » (qui se nomme ainsi en raison du fait qu’elle est un résumé des 3 bénédictions que l’on récite dans le Birkat Ha-Mazone, comme nous l’avons expliqué à d’autres occasions), en disant le passage de « ‘Al Ha-’Ets Vé’al Péri Ha-‘Ets ». Si ces fruits ont poussé sur la terre d’Israël, on dira la formule « ‘Al Ha-Arets Vé’al Pérotéha ».
Si l’on a consommé des gâteaux ou d’autres aliments dont la Bérah’a initiale est « Boré Miné Mézonott », on récitera en fin de consommation la Bérah’a finale de « Mé’ène Chaloch », en disant la formule de « ‘Al Ha-Mih’ya Vé’al Ha-Kalkala ».
Si cet aliment était constitué de blé ayant poussé sur la terre d’Israël (ce qui n’est pas fréquent), on dira la formule « ‘Al Ha-Arets Vé’al Mih’yata ».
Si l’on a bu une quantité de Révi’itt (8,1 cl) de vin ou de jus de raisins, et que l’on a bu cette quantité en une seule fois, on récite également dans ce cas la Bérah’a finale de « Mé’ène Chaloch » en disant la formule de « ‘Al Ha-Arets Vé’al Péri Haguéfenn ». Si le vin a été fabriqué à base de raisins qui ont poussé sur la terre d’Israël, on dira la formule « ‘Al Ha-Arets Vé’al Péri Guafna ».
Le texte de cette bénédiction de « Mé’ène Chaloch » apparaît dans les Siddourim (dans le Siddour Yéh’avé Da’at à la page 274).

Maintenant nous devons définir comment procéder lorsqu’on a consommé une pâtisserie en quantité de Kazaïtt (27 g), ainsi que des fruits de la catégorie des 7 espèces en quantité de Kazaïtt, et également du vin en quantité de Révi’itt (8.1 cl). Comment doit-on faire ? Doit-on réciter une Bérah’a finale sur chaque aliment de façon indépendante, ou bien doit-on réciter une seule Bérah’a finale qui va inclure en elle les 3 sujets, ce qui signifie que l’on conclura la Bérah’a en disant « ‘Al Ha-Arets Vé’al Ha-Mih’ya Vé’al Péri Ha-Guéfenn Vé’al Ha-Pérott »?

En réalité, cette question prend sa source dans ce que nous avons déjà expliqué à une autre occasion que l’on ne doit jamais conclure (conclure signifie ici terminer la Bérah’a) une Bérah’a en citant 2 sujets, car on n’accomplit pas les Mitsvot de façon groupée (cela représente un manque de respect envers les Mitsvot).
C’est pour cette raison que l’on a écrit dans le passé que la formule la plus juste dans la conclusion de la Bérah’a de « ‘Al Ha-Mih’ya » est « ‘Al Ha-Arets Vé’al Ha-Mih’ya », et non « ‘Al Ha-Arets Vé’al Ha-Mih’ya Vé’al Ha-Kalkala », car en concluant ainsi on conclut avec 2 sujets (« Mih’ya » et « Kalkala »). De ce fait, il en est apparemment de même au sujet de notre question, et il serait donc plus juste de réciter 3 bénédictions finales indépendantes sur ce que l’on a consommé, et ne pas conclure par 3 sujets lors de la terminaison de la Bérah’a.

Cependant, l’opinion de nombreux de nos maîtres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) est que dans notre cas il faut réciter une seule Bérah’a finale sur tout ce que l’on a consommé en concluant cette Bérah’a par les 3 sujets. En effet, c’est ainsi que tranchent l’auteur du Ba’al Halah’ot Guédolott, le RAMBAM, et notre maître le TOUR. C’est également ainsi que tranche MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.208). Même si en général on ne conclut jamais une Bérah’a par 2 sujets, malgré tout, il n’y a pas matière à craindre dans notre cas, car la terminaison n’est pas vraiment considérée comme étant partagée en 2 sujets puisque la terre produit aussi bien du Mih’ya (la farine), du vin ou les fruits. (Lorsque nous avons précisé qu’il ne faut pas conclure en disant « ‘Al Ha-Arets Vé’al Ha-Mih’ya Vé’al Ha-Kalkala », c’est simplement parce que telle est l’opinion de la majorité des Richonim sur le formulaire de la Bérah’a. De plus, selon certains, la « Kalkala » est un sujet totalement différent et n’a pas de rapport avec la « Mih’ya » produite par la terre.)

Par conséquent, du point de vue de la Halah’a lorsqu’on a consommé des fruits de la catégorie des 7 espèces, et que l’on a consommé du vin ainsi que des pâtisseries ou tout autre aliment dont la Bérah’a initiale est « Boré Miné Mézonott », on récite une seule Bérah’a finale de « Mé’ène Chaloch » pour tous les aliments consommés, en incluant dans cette Bérah’a les 3 sujets pour lesquels on est soumis à l’obligation de réciter ne Bérah’a finale, de sorte que l’on va débuter la Bérah’a en disant :
« Barouh’ Ata A.D.O.N.AÏ Elohénou Mélèh’ Ha-‘Olam ‘Al Ha-Mih’ya Vé’al Ha-Kalkala Vé’al Ha-Guefen Vé’al Péri Haguéfenn Vé’al Ha-’Ets Vé’al Péri Ha-‘Ets  Vé’al Ténouvatt Ha-Sadé… » et l’on conclura « ‘Al Ha-Arets Vé’al Ha-Mih’ya Vé’al Péri Haguéfenn Vé’al Ha-Pérott »

L’ordre de priorité doit être « Mih’ya », ensuite « Guefen », et ensuite « Ha-Ets ». C’est pourquoi le Din est le même si l’on a consommé des pâtisseries et que l’on a également bu du vin, on doit mentionner les 2 sujets en citant d’abord « Mih’ya » et ensuite « Guefen », et ainsi de suite.

8 Halachot Les plus populaires

Les ustensiles de Péssa’h

Pendant Péssa’h, on ne doit pas utiliser les ustensiles que l’on a utilisé durant toute l’année, car ces ustensiles dans lesquels on a cuisiné toute l’année ont contenus des aliments chauds, et les parois de ces sutensiles ont « a......

Lire la Halacha

Lois relatives à la Cacherisation des éviers et de la cuisine

Les ustensiles en plastique sont cacherisables selon la manière de leur utilisation, c'est-à-dire que si l’on à l’habitude de les utiliser à froid il suffira de bien les laver. S’il est d’usage de les utiliser à chaud mais en second deg......

Lire la Halacha

Cas pratiques concernant les Kitniyot

Dans la précédente Hala’ha, nous avons expliqué de façon générale, les principales règles du ‘Hamets et des Kitniyot à Pessa’h. Nous avons expliqué que selon l’unanimité, les Kitniyot  - comme le poids......

Lire la Halacha

Vigilance sur le H’amets

L’interdiction de tirer profit et de consommer du H’amets Il est dit dans la Torah au sujet de la fête de Pessah’ (Chémott 13): « Durant 7 jours, on mangera des Matsot, et ne sera vu ni H’amets, ni levain dans tous tes domaines ». Dans la Gu&eacut......

Lire la Halacha


Du H’amets inconsommable avant Pessah’ – Maquillage et crèmes diverses

L’interdiction de consommer ou de tirer profit du H’amets De même qu’il est interdit de consommer du H’amets pendant Péssah’, ainsi Hachem nous ordonne de ne pas maintenir du H’amets en notre possession pendant Péssah’. De même, il......

Lire la Halacha

Divré Torah sur Vaykra

בס''ד Divré Torah sur Vaykra Par le Rav David A. PITOUN   Savoir décrypter le message personnel d’Hashem Ce Dévar Torah est extrait du livre ‘Alénou Lé-Shabéya’h du Gaon Rabbi Its’hak ZILBERSHTEIN Shalita ......

Lire la Halacha

Cachérisation d’un four pour Péssa’h – Birkatt Ha-Ilanott

Question: Est-il possible de Cachériser un four pour Péssa’h? Réponse: Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a traité ce sujet à divers endroits de ses ouvrages (Chou’t Yabiya’ Omer vol.5 sect. Y.D chap.7 ; et autres …), et il s&rsquo......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha