Halacha pour mardi 17 Elul 5779 17 septembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Un voleur qui désire se repentir

Question: Il y a quelques années, une personne m’a volé une somme d’argent. A présent, il vient me rembourser en pleurant qu’il ne sait pas comment rembourser toiuytes les personnes qu’il leur a volé. Comment dois-je agir?

Réponse: Si une personne a volé une chose à autrui, même lorsque cette personne se repent et revient dans le chemin de la Torah, elle est toujours tenue de restituer l’objet du vol à son propriétaire. Si elle ne restitue pas, elle ne pourra pas se repentir totalement, car il est dit dans la Torah: « Il rendra l’objet du vol... »
Nous voyons à partir de là que la faute du vol est un « interdit lié à un commandement positif », car lorsqu’on a transgressé l’interdiction de voler, on est tenu d’accomplir le « commandement positif » de restituer l’objet du vol.

Nous pouvons apparemment comprendre de là que lorsque le voleur vient pour restituer l’objet du vol, nous sommes tenus d’accueillir avec joie ce qu’il nous rend, et de lui pardonner sur tout ce qu’il nous a fait, afin qu’il puisse réaliser son repentir.
Nous avons déjà mentionné antérieurement à plusieurs reprises que les fautes commises envers le prochain n’ont pas de pardon tant que l’offensé n’a pas accordé son pardon. La faute du vol fait - de façon certaine – partie des fautes envers son prochain. C’est pourquoi, hormis le fait que l’on est tenu de restituer l’objet du vol, on est aussi tenu d’apaiser la victime du vol pour le mal qu’on lui a causé.

Cependant, il est enseigné dans une Béraïta (chap. « Ha-Gozel » 94b):
Lorsque le voleur se repent et vient restituer l’objet du vol, nos maîtres disent qu’il ne faut pas accepter de lui, afin de lui ouvrir les portes du repentir.
Cela signifie que lorsque le voleur se présente chez la victime du vol et lui dit qu’il désire lui restituer ce qu’il lui a volé, il ne faut pas accepter l’objet du vol, afin de lui faciliter le repentir, car si le voleur voit que le repentir est si difficile, puisqu’il doit restituer les importantes sommes d’argent qu’il a volé à toutes ses victimes, il se découragerait du repentir, et il resterait dans sa faute. C'est pourquoi nos maîtres ont instauré qu’il ne faille pas accepter ce qu’il vient restituer, afin que le voleur puisse se repentir.

Il est dit aussi dans la Guémara:
Rabbi Yoh’anann dit : cet enseignement (qu’il ne faut pas accepter la restitution du voleur) fut enseigné à l’époque de Rabbi (Rabbi Yéhouda Ha-Nassi). Un jour, un homme désira se repentir. Sa femme lui dit : « Idiot ! Si tu désires te repentir, même ta ceinture ne t’appartient pas !! » L’homme se priva du repentir. C’est à ce moment que l’on décréta : lorsque les voleurs ou les prêteurs avec intérêt viennent restituer, il ne faut pas accepter. Celui qui acceptera, l’esprit des sages n’est pas à ses côtés.

Rachi et le Nimouké Yossef expliquent les termes « l’esprit des sages n’est pas à ses côtés », en disant: « il n’y a pas d’esprit de sagesse, ni de piété en lui. »

À partir de là, nous pouvons apparemment constater qu’il ne faut pas accepter la restitution du voleur, car sinon il est possible qu’il en arrive à se décourager de se repentir.
Cependant, c’est un sujet qui comporte de nombreux détails sur le plan pratique, et ce n’est pas dans tous les cas qu’il faut refuser la restitution du vol. Nous expliquerons tout cela avec l’aide d’Hachem par la suite.

8 Halachot Les plus populaires

Le devoir de Matanot La-Evyonim

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott »

Le devoir de « Michloa’h Manott » Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la ......

Lire la Halacha

Question : Doit-on répondre « Barouh’ Hou Ou-Barouh’ Chémo » après la mention du Nom d’Hachem dans le Kiddouch et la Havdala ?

Réponse: Dans la Halah’a précédente, nous avons expliqué la principale raison pour laquelle on répond « Barouh’ Hou Ou-Barouh’ Chémo », puisque tel était l’usage de notre maître le ROCH qui ré......

Lire la Halacha

Divré Torah sur Térouma

בס''ד Divré Torah sur Térouma Par le Rav David A. PITOUN    4 Divré Torah La Parasha de Térouma est la première des Parashiyot qui traitent de la construction et de l’architecture du Mishkan (le Temple mobile que les Bén&ea......

Lire la Halacha


La règle relative à un œuf, de l’ail ou de l’oignon restés découvert toute une nuit

Les choses interdites par danger Il est enseigné dans la Guémara Nida (17a): Rabbi Chim’on Bar Yoh’aï dit : il y a 5 choses à cause desquelles une personne peut se mettre en danger en les réalisant, et l’une de ces choses est le fait de consommer ......

Lire la Halacha

« Barouh’ Hou Ou-Barouh’ Chémo»

Question: Quand doit-on répondre « Barouh’ Hou Ou-Barouh’ Chémo »? Réponse: Moché Rabbénou dit dans un verset de la Torah: « Lorsque j’invoque le Nom d’Hachem, rendez hommage à notre D. » Le Tar......

Lire la Halacha

La bénédiction de Chéhéh’yanou à la vision d’un être cher

Question: Une personne s’absente de chez elle durant 30 jours ou plus. A son retour, cette personne est heureuse de retrouver les membres de sa famille, ainsi que ses amis intimes. Doit-elle réciter la bénédiction de Chehe’heyanou en les revoyant? Réponse: ......

Lire la Halacha

La bénédiction de Mé’hayé Hamétim au bout de 12 mois de séparation avec un être cher

Dans la précédente Hala’ha, nous avons expliqué que lorsque l’on voit un être cher, un ami intime ou un proche parent, que l’on n’a pas vu depuis 30 jours, on doit réciter la bénédiction de Chéhe’heyanou en le voyan......

Lire la Halacha