Halacha pour lundi 3 Tishrei 5781 21 septembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les 10 jours de pénitence

« Réclamez Hachem là où il se trouve »
Nos maîtres enseignent (traité Roch Ha-Chana 18a) que les propos du verset « Réclamez Hachem là où il se trouve, implorez le lorsqu’il est proche » concernent la période dans laquelle nous nous trouvons, entre Roch Ha-Chana et Yom Kippour, où les prières sont davantage acceptées devant Hachem qui est - d’une certaine manière – plus proche de ses créatures.
Le RIKANTI (sur Béréchit 22) écrit qu’en l’absence de ces jours, il est certain que nos prières seraient très difficilement acceptées, car les anges crées par nos fautes tenteraient en permanence d’empêcher nos prières d’être acceptées devant Hachem. Ce qui n’est pas le cas durant cette période où les prières arrivent plus facilement devant Hachem. C’est donc grâce à ces jours-ci que l’on mérite l’acceptation de nos prières devant Hachem. Il faut donc prendre la grande responsabilité de veiller à ce que chacune des prières des Yamim Noraïm ne se perde pas, car son bénéfice est très grand.

« Ha-Méle’h Ha-Kadoch » ; « Ha-Méle’h Ha-Michpatt »
Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (12b):
Rabba Bar H’inana dit au nom de Rav:
Durant toute l’année, nous disons dans la prière « Ha-El Ha-Kadoch », et « Meleh’ Ohev Tsedaka Oumichpat », mais durant les 10 jours, depuis Roch Ha-Chana jusqu’à Yom Kippour, nous disons « Hameleh’ Ha-Kadoch », et « Ha-Meleh’ Ha-Michpat ».
Explication: Durant toute l’année, nous terminons la 3ème Berah’a de la ‘Amida quotidienne, par les termes « Ha-El Ha-Kadoch » (« le D. Saint »), ainsi que la 11ème bénédiction de la ‘Amida des jours de semaine par les termes, « Meleh’ Ohev Tsédaka Ou-Michpat » (« le Roi qui aime la justice et le jugement »).
Mais durant les 10 jours, depuis Roch Ha-Chana jusqu’à Yom Kippour, nous modifions ces 2 terminaisons par les termes « Ha-Meleh’ Ha-Kadoch » (« le Roi Saint »), et « Ha-Meleh’ Ha-Michpat » (« le Roi du jugement »).
Rachi explique que durant cette période, Hachem montre sa royauté en jugeant le monde. C’est donc ainsi que nous devons Le qualifier.

Si une personne prie la ‘Amida durant les 10 jours de Téchouva, et qu’au milieu de sa prière, ou même si elle a terminé la ‘Amida, cette personne a le doute si elle a dit « Ha-El Ha-Kadoch » ou « Ha-Meleh’ Ha-Kadoch », dans ce cas là, l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l est qu’il faut recommencer la ‘Amida depuis le début, puisqu’il est plus que probable que cette personne a dit « Ha-El Ha-Kadoch », selon son habitude de toute l’année, et dans ce cas, la Halah’a considère que cette personne n’a pas prié la ‘Amida, puisqu’elle a omis de citer les termes exacts de la prière.

Si l’on a dit par erreur « Ha-El Ha-Kadoch », au lieu de « Ha-Meleh’ Ha-Kadoch », on doit recommencer depuis le début de la ‘Amida.
Mais cependant, si l’on a immédiatement corrigé en disant « Ha-Meleh’ Ha-Kadoch », c'est-à-dire, avant que ne s’écoule le laps de temps que l’on appelle « TOH’ KEDE DIBOUR » qui représente le temps qu’il faut pour dire « CHALOM ‘ALEH’A RABBI », environ 2 secondes, on est quitte et on doit poursuivre la ‘Amida sans recommencer depuis le début.

De même pour la Bénédiction de « Hachiva Chofetenou », si l’on a dit par erreur « Meleh’ Ohev Tsédaka Ou-Michpat » au lieu de « Ha-Meleh’ Ha-Michpat », on doit reprendre mais seulement du depuis de la bénédiction de « Hachivenou ».
Par contre, si elle s’est corrigée immédiatement en disant « Ha-Meleh’ Ha-Michpat », c'est-à-dire avant que ne s’écoule le laps de temps que l’on appelle « TO’H KEDE DIBOUR » (Voir plus haut), cette personne est quitte, et ne doit pas reprendre, mais simplement poursuivre jusqu’à la fin.
Si elle ne se rend compte de son erreur qu’en terminant la ‘Amida (après avoir dit le dernier « Ihyou Lé-Ratson »), elle doit reprendre depuis le début de la ‘Amida.

La différence entre « Meleh’ Ohev Tsédaka Ou-Michpat » (« le Roi qui aime la justice et le jugement »), et « Ha-Meleh’ Ha-Michpat » (« le Roi du jugement »), est que « Meleh’ Ohev Tsédaka Ou-Michpat » veut dire qu’Hachem aime le fait que nous nous comportons dans le chemin de la justice et du jugement, alors que « Ha-Meleh’ Ha-Michpat » veut dire qu’Hachem lui-même rend le jugement dans le monde.

Les Achkenazim n’ont pas l’usage de reprendre la ‘Amida en cas d’erreur sur Ha-Meleh’ Ha-Michpat, aussi bien quand on s’en rend compte au milieu de la ‘Amida, aussi bien quand on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida.
La raison réside dans le fait que même si on a dit la formule habituelle « Meleh’ Ohev Tsédaka Ou-Michpat », nous avons mentionné la Royauté (Mele’h) et le jugement (Michpat).

Même pour un Juif Séfarade, qui doit reprendre la ‘Amida même dans le cas d’une erreur sur « Ha-Meleh’ Ha-Michpat » comme nous l’avons expliqué plus haut, il est bon qu’avant de reprendre sa ‘Amida du début, il émette la condition suivante:
« Si je suis réellement tenu de reprendre la ‘Amida, je prie en tant qu’obligation, mais si je ne suis pas tenu de reprendre la ‘Amida, qu’elle soit considérée comme NEDAVA (une prière offerte à Hachem) ».

« Zo’hrénou Lé‘haïm »
Durant les 10 jours de Téchouva, nous avons l’usage d’ajouter dans la ‘Amida les phrases « Zo’hrénou Lé’haïm », « Mi ‘Hamo’ha », Ou’htov Lé’haïm Tovim », et « Ouvséfer ‘Haïm Béra’ha Véchalom », comme imprimé dans les rituels de prières. Si l’on a omis d’ajouter la phrase « Zo’hrénou Lé’haïm » et que l’on s’en rend compte au milieu de la bénédiction de « Chéma’ Kolénou », on est autorisé à l’incérer dans cette bénédiction avant de conclure par « Ki Ata Choméya’ Téfilatt Kol Pé, Barou’h … », car dans cette bénédiction précise on est autorisé à exprimer des demandes personnelles, et « Zo’hrénou Lé’haïm » est aussi considéré comme une demande pour la personne. Par contre, si l’on a omis la phrase « Mi ‘Hamo’ha », on n’est pas autorisé à l’incérer dans la bénédiction de Chéma’ Kolénou car cette phrase n’est qu’une glorification d’Hachem et non une demande.

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