Halacha pour dimanche 2 Iyar 5780 26 avril 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Formuler correctement sa prière devant Hachem

Il y a environ un an, nous avons expliqué qu’il est permis d’ajouter des demandes personnelles au milieu de la ‘Amida, en particulier dans la bénédiction de « Choméa’ Téfila ». De même, après le verset « Ihyou Lé-Ratson » qui se trouve après la bénédiction de « Sim Chalom ». 
Nous avons mentionné dans nos propos qu’il est une obligation pour chaque personne de veiller lorsqu’on prie devant Hachem, en particulier dans les bénédictions de la ‘Amida, à ne pas se multiplier vainement en paroles, à fortiori à ne pas sortir de sa bouche des propos incorrects au moment de la prière. Au contraire, il faut faire preuve d’un zèle qui sera récompensé, en préparant à l’avance la forme correcte de la demande que l’on désire adresser à Hachem, en veillant à choisir les mots justes que l’on sortira de sa bouche, qu’ils soient d’une extrême précision et appropriés à la demande adressée.

Le Zohar Ha-Kadoch (Vaychlah’) enseigne:
La prière nécessite d’être exprimée de façon correcte. Le RAMAK (Rabbi Moché KORDOVERO) cite ces propos du Zohar.

Le livre Yalkout Yossef (chap.119) cite lui aussi une preuve à cela à partir d’un verset de la Torah:
« Le Cananéen, roi de ‘Arad, habitant le Néguev, entendit qu’Israël arrivait par ces régions. Il fit la guerre à Israël et en rapporta un butin. »
Rachi commente : Ce « Cananéen » n’est autre que le peuple de ‘Amalek. Pourquoi est-il donc désigné ici sous le terme de « Cananéen » ? Car Il changea sa langue en langage Cananéen lorsqu’Israël se trouvait dans sa proximité, afin qu’Israël pense qu’il s’agit du peuple Cananéen, et ainsi Israël priera pour vaincre le « Cananéen », alors qu’en réalité il s’agissait de ‘Amalek. Ainsi, Israël ne prierait pas pour la bonne chose, et leur prière serait inefficace.

Nous voyons à partir de là que même si la personne prie avec une intention claire, si elle ne prie pas en exprimant la bonne chose, sa prière restera inefficace, puisque l’on doit exprimer la demande de façon précise.

Il est également expliqué dans la Guémara Bava Métsi’a (106a) au sujet de celui qui loue son champ à une personne, afin que celle-ci y plante du blé. Mais voilà qu’au lieu d’y planter du blé, la personne y plante de l’orge, et le champ se détériore. Le propriétaire du champ peut dire à cette personne : « Je ne t’ai jamais dit de planter de l’orge mais seulement du blé. Tu as - de ta propre initiative - planté de l’orge, tu es donc aussi responsable de la détérioration du champ, car si tu avais planté du blé, Hachem aurait peut être accepté ma prière dans laquelle j’ai demandé la réussite du blé, et non celle de l’orge. » 
Nous voyons de nouveau que l’on doit être vigilent dans la précision de ce que l’on demande.

Le Yalkout Yossef cite également un fait récent au sujet d’un père dont le fils était gravement malade. Le père alla trouver plusieurs Rabbanim afin qu’ils prient pour la guérison de son fils, et c’est ce qu’ils firent. Le fils guérit de sa maladie, mais décéda quelques jours après, des suites d’un accident de la route, car les Rabbanim devaient prier de façon plus générale en demandant à Hachem une longue vie pour ce malade, et dans ces conditions, il est possible que le malade n’aurait pas guérit seulement pour quelques jours, mais pour de nombreuses années, et pour une vie en bonne santé.

A fortiori, il faut veiller particulièrement à ne pas s’étendre dans la prière par des propos futiles, et par des longueurs superflus, en s’exprimant de façon libre et en répétant indéfiniment ses propos, car cette manière n’est pas juste. Il faut prier avec des termes concis et dans un langage propre. Ainsi, Hachem acceptera nos prières.

Si une personne constate que le fait de s’étendre dans sa prière lui fera perdre la Mitsva de répondre au Kaddich ou à la Kédoucha dans la répétition de l’officiant ou autre, il est préférable qu’elle abrège ses demandes personnelles, afin de ne pas perdre le fait de répondre aux choses sacrées. 
En effet, au sujet du passage de « ‘Al Ha-Nissim » que l’on dit à ‘Hanouka et à Pourim, selon un certain avis, il faudrait sauter ce passage en cas de risque de perdre le Kaddich ou la Kédoucha. Même si la Halah’a n’est pas ainsi, ceci est vrai pour des passages instaurés par nos maîtres (comme « ‘Al Ha-Nissim »). 
Mais lorsqu’il s’agit de demandes personnelles, il est préférable de les sauter, afin de répondre la Kédoucha. 
Il sera toujours temps de formuler des demandes personnelles après le verset de « Ihyou Lé-Ratson » (si la Kédoucha n’est pas encore arrivée).

8 Halachot Les plus populaires

Suite des règles sur les ustensiles en verre et en Pyrex vis-à-vis de la viande et du lait

Dans la précédente Halacha, nous avons cité l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ selon lequel les ustensiles en verre n’absorbent absolument pas, et de ce fait, il n’y a aucun interdit à utiliser des ustensiles en verr......

Lire la Halacha

Ustensiles en verre pour la viande et le lait

Question: Doit-on également posséder une vaisselle viande et une vaisselle lait lorsqu’il s’agit d’ustensiles en verre? Réponse: Nous avons déjà expliqué dans la précédente Halacha qu’il est obligatoire de possé......

Lire la Halacha

Vaisselle viande et vaisselle lait et règle du goût détérioré (נותן טעם לפגם)

Les parois d’une marmite qui a cuit de la viande absorbent légèrement de la nourriture au moment de la cuisson. Par conséquent, cette marmite est qualifiée de marmite « viande », et de ce fait, si l’on cuit des aliments lactés dans......

Lire la Halacha

L’interdiction de la viande et du lait

Il est dit à 3 reprises dans notre sainte Torah: « Tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère. » (Chémot chap.23 et 34. Dévarim 14).  Nos maîtres commentent dans la Guémara H‘oulin (114a): Une fois pour nous indiq......

Lire la Halacha


La bénédiction de Chéhéh’éyanou sur un nouveau vêtement

Question: Quand doit-on réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur un nouveau vêtement? Doit-on la réciter lors de l’achat, ou bien au moment où l’on porte véritablement le vêtement? De plus, doit-on r&eacu......

Lire la Halacha

La bénédiction de « Chéhé’héyanou » sur une bonne odeur

Question: Doit-on réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » sur un parfum qui se renouvelle chaque année? Réponse: Cette question prend sa source dans le fait que l’on récite la bénédiction de &......

Lire la Halacha

Réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur des fruits greffés

Question: Faut-il réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou lorsque l’on consomme pour la première fois dans l’année des agrumes comme un pamplemousse ou une orange? Réponse: Nous devons tout d’abord introduire l......

Lire la Halacha

Réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur des fruits de la même espèce

Dans la Halacha précédente, nous avons mentionné qu’il faut réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou avant de consommer un fruit pour la première fois de l’année, et ce, même s’il s’agit d......

Lire la Halacha