Halacha pour lundi 27 Adar 5779 4 mars 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Réciter une bénédiction mentalement

Dans la précédente Halacha, nous avons brièvement expliqué le statut d’une personne qui se trouve au milieu d’une consommation, et qui a le doute si elle a oui ou non récité la bénédiction sur ce qu’elle mange.

Par exemple : une personne consomme une pomme, et au milieu de sa consommation, lui vient à l’esprit le doute qu’elle a peut être oublié de réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-‘Ets ». nous avons écrit qu’une telle personne ne doit pas réciter de nouveau la bénédiction dans le doute, car l’obligation de réciter les bénédictions est une loi établie par nos maîtres, et de ce fait, en cas de doute il n’y a pas d’obligation de réciter de nouveau la bénédiction. Même si la personne le désire, elle n’est pas autorisée à le faire, en raison de la gravité de l’interdiction de réciter une bénédiction en vain.
En effet, si la personne a réellement récité la bénédiction sur l’aliment, la bénédiction qu’elle récitera de nouveau sera superflue. Or, dans une bénédiction, nous mentionnons le nom d’Hachem, et il sera mentionné dans ce cas en vain, ce qui représente une très lourde faute.
Par conséquent, selon la Halacha, on ne doit pas réciter de nouveau, dans le doute.

À présent, nous devons définir un autre point de ce cas.
Cette personne qui ne doit pas réciter de nouveau la bénédiction sur sa consommation par doute, a-t-elle tout de même le droit de poursuivre sa consommation, ou bien y a-t-il un interdit à cela ?

Cette question prend sa source dans les enseignements de nos maitres dans le traité Bérah’ot :
« Celui qui tire profit de ce monde sans réciter de bénédiction, est considéré comme ayant volé le domaine sacré, comme il est dit : La terre et son contenu appartiennent à Hachem.
Même si nous disons à cette personne de ne pas réciter de nouveau la bénédiction, malgré tout, elle n’a pas pour autant de permission de poursuivre sa consommation sans réciter de bénédiction.

C'est pourquoi les Tossafot et notre maitre le Méïri écrivent qu’étant donné que celui qui consomme sans réciter de bénédiction est considéré comme ayant volé le domaine sacré, même en cas de doute, la personne doit réciter de nouveau la bénédiction si elle veut poursuivre sa consommation.
Cependant, il semble que leurs propos vont à l’encontre de l’explication donnée par le RAMBAM, qui écrit que l’on ne doit pas réciter de nouveau la bénédiction dans le doute, ce qui signifie ne pas réciter du tout de bénédiction.

Le RYTBA, après avoir écrit que celui qui a le doute s’il a oui ou non récité la bénédiction ne doit pas la réciter par doute, écrit ceci:
« Je suis très étonné du fait que cette personne puisse continuer à manger sans bénédiction ! En agissant ainsi, elle s’introduit sciemment et de façon active dans une situation de profit du domaine sacré, ce qui représente un vol. »
Le RYTBA poursuit en disant que selon son avis, il aurait été plus juste que cette personne récite de nouveau la bénédiction par doute, ou bien qu’elle s’arrête immédiatement de consommer.
Nous constatons que même le RYTBA s’étonne du fait de poursuivre la consommation, même si l’on ne doit pas réciter de nouveau la bénédiction par doute, malgré tout, comment peut-on poursuivre la consommation sans bénédiction?

Similairement aux propos de ces décisionnaires médiévaux, le Gaon auteur du Chou’t Dévar Moché tranche dans la pratique que la personne qui est en train de manger et qui doute si elle a oui ou non récité la bénédiction sur son aliment, ne doit pas réciter de nouveau la bénédiction dans le doute, mais elle n’est pas non plus autorisée à poursuivre sa consommation. Tel est également l’avis du Gaon auteur du Chou’t Roch Machbir, et d’autres ….

Mais face à ces décisionnaires, le Gaon auteur du H’ok Ya’akov écrit qu’à partir des propos du ROCH, on peut prouver qu’il n’y a pas d’utilité de réciter de nouveau la bénédiction, et la personne est autorisée à poursuivre sa consommation, car nos maitres l’ont totalement exempté de la bénédiction, et dans ses propres termes : « Il n’y a là aucune interdiction à titre de ne pas tirer profit de ce monde sans bénédiction, car le fait de ne pas réciter de nouveau la bénédiction, le sauve de l’interdiction de bénédiction en vain. »
Ce qui signifie que la personne est forcément exempte de la bénédiction, et il lui est permis de poursuivre sa consommation à sa guise, sans crainte. Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l cite tout ceci dans son commentaire Taba’at Ha-Meleh’ (sur le RAMBAM).

Malgré tout, notre maître le Rav z.ts.l écrit qu’afin de s’acquitter de tous les avis sans le moindre doute, il est bon de s’imposer la rigueur, et dans un cas de doute si l’on a oui ou non récité la bénédiction, et qu’on désire poursuivre la consommation, on doit dans ce cas là réciter mentalement, sans prononcer avec les lèvres, mais uniquement par la pensée. Dans ces conditions, selon le RAMBAM on est quitte d’une bénédiction par la seule pensée. On peut donc réciter de nouveau la bénédiction, mais seulement par la pensée, il n’y a là aucun risque de récitation d’une bénédiction en vain. D’autre part, on est de nouveau quitte de la bénédiction, et on peut poursuivre la consommation dans des conditions permises.

Mais apparemment, on peut s’interroger:
Si la bénédiction mentale est considérée comme valable, l’interdiction de prononcer le nom d’Hachem persiste. Cela signifie que même vis-à-vis du nom d’Hachem le problème reste entier. Il faut donc interdire même lorsqu’on ne prononce pas le nom d’Hachem avec les lèvres. Qu’avons-nous gagné par le fait de réciter mentalement la bénédiction?

En réalité, l’interdiction de prononcer le nom d’Hachem n’existe pas mentalement, mais seulement par la prononciation des lèvres. Ce qui n’est pas le cas pour la bénédiction elle-même, car selon le RAMBAM, il est suffisant de penser la bénédiction pour en être quitte.
Même si selon la Halacha, nous tranchons qu’il faut impérativement la prononciation des lèvres pour réciter les bénédictions, malgré tout, dans notre cas, on peut s’appuyer sur l’opinion du RAMBAM et penser mentalement la bénédiction.

En conclusion: Lorsqu’on est en doute si l’on a récité la bénédiction de ce qu’on mange, par exemple, lorsqu’on mange une pomme et qu’on a le doute si l’on a oui ou non récité la bénédiction, on ne doit pas de nouveau la réciter par doute. Si l’on désire poursuivre la consommation, on doit de nouveau réciter la bénédiction, mais seulement par la pensée, sans prononcer les mots de la bénédiction avec la bouche.

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

זמן ברית המילה
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

L’obligation d’entendre Parachat Zah’or

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 16 mars), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semaine (Vaykra)......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5779)

Nous avons l’usage d'offrir avant Pourim l’argent du « Zéh’er Lémah’atsit Ha-Chékel » (l’argent qui « symbolise le demi-Chékel ») que tout le peuple d’Israël donnait à l’époque du Bet......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

Le jeûne d’Esther

Aujourd’hui (23 mars, veille de Pourim), tombe le jeûne d’Esther que toutes les communautés du peuple d’Israël a l’usage d’observer. Au temps de Mordéh’aï et Esther, les juifs se sont réunis le 13 Adar afin d’affronter......

Lire la Halacha


La lecture de la Méguila – Que faire lorsqu’on n’a pas entendu une partie de la Méguila, pour cause de bruits ou de retard à la synagogue ?

Toute personne a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit : « Mon D. ! Je t’implore le jour même si tu ne me réponds pas, et je ne me tairais pas la nuit. »......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott »

Cette année, les jours de Pourim tomberont – avec l’aide d’Hachem – en fin de semaine prochaine. Le jeûne d’Esther tombe le mercredi, et ensuite le jeudi tombe la fête de Pourim dans la plupart des endroits, alors qu’à Jérusalem Po......

Lire la Halacha

Le sauvetage d’Israël à Pourim

Il est dit dans la Méguila d’Esther (chap.3): « Haman dit au roi A’hachvéroch : Il y a un peuple, dispersé et désuni parmi les peuples, dans tous les pays de ton royaume, leur religion diffère de celle de tout autre peuple, ils ne prati......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5779)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha