Halacha pour mardi 8 Sivan 5779 11 juin 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Cas pratiques sur la « prière de rattrapage » – Statut des femmes sur ce sujet

Dans les précédentes Halachot diffusées avant Chavou’ot, nous avons expliqué de façon générale le principe de rattraper une prière manquée, principe selon lequel, lorsqu’on a oublié de prier l’une de prières quotidiennes, ou bien que l’on n’était pas en mesure de le faire, nous devons rattraper cette prière immédiatement après avoir prié la prière suivante.
Par exemple, si l’on a oublié de prier Chah’arit, on doit prier Minh’a, et immédiatement après avoir terminé, on prie de nouveau une ‘Amida en rattrapage de la prière de Chah’arit manquée.

Nous devons ajouter la règle du rattrapage de la ‘Amida manquée ne s’applique pas seulement lorsqu’on a manqué totalement une ‘Amida, mais également lorsqu’on a oublié de mentionner un passage de la ‘Amida, de sorte que l’on est aussi dans ce cas tenu de redire la ‘Amida.

Par exemple, un jour de Roch H’odech, quelqu’un prie et oublie de dire le passage de « Ya’alé Vé-Yavo » dans la ‘Amida de Chah’arit. Selon le Din, on est tenu de prier de nouveau la ‘Amida dans un tel cas. Mais cette personne ne fait pas attention à cet oubli jusqu’après l’heure limite de la prière de Chah’arit. Cette personne ne peut plus prier Chah’arit, et dans ce cas, elle devra rattraper Chah’arit après avoir prié Min’ha, à titre de rattrapage de Chah’arit.

Par conséquent, si l’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » dans la prière de Chah’arit (et que l’on n’a pas recommencé la ‘Amida avant l’heure limite de prière du matin), on doit dire 2 fois la ‘Amida de Minh’a (en mentionnant « Ya’alé Vé-Yavo » dans les 2 prières).
Il en est de même lorsqu’on a oublié de demander la pluie (en hiver Bareh’ ‘Alenou), ou bien qu’on a mentionné la demande des pluies en été, sans se rendre compte de l’erreur jusqu’au delà de l’heure limite de la prière, dans tous ces cas, nous sommes tenus de rattraper cette prière manquée, car cette personne a le même statut qu’une personne qui n’a absolument pas prié.

Nous allons maintenant traiter du statut des femmes sur ce sujet.
Nous avons déjà expliqué dans le passé que selon le strict Din, selon l’usage des Séfaradim les femmes ne sont pas tenues de prier 3 prières par jour mais seulement une seule.

Nous avons aussi expliqué qu’une femme qui a l’habitude de prier Cha’harit chaque matin, et qui oublie un jour de prier Cha’harit, et ne se rend compte de son oubli qu’au-delàs de l’heure limite de la prière de Cha’harit, cette femme doit prier la ‘Amida de Min’ha 2 fois, car elle doit rattraper la prière de Cha’harit manquée, et il ne lui est plus possible présentement de prier Cha’harit sauf en priant Min’ha 2 fois.

Selon cela, si une femme à l’usage de prier chaque jour Chah’arit, et qu’elle oublie de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » un jour de Roch H’odech sans se rendre compte de son oublie jusqu’après l’heure limite de la ‘Amida, cette femme est tenue de rattraper sa prière manquée en priant Minh’a l’après midi, en ajoutant ensuite une ‘Amida supplémentaire en rattrapage de Chah’arit où elle n’a pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo ». Elle est donc tenue de prier Minh’a, et une ‘Amida de plus en rattrapage de Chah’arit où elle n’a pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo ».

Mais il reste matière à débattre dans le cas où une femme serait déjà quitte de son devoir de prier, par exemple s’il s’agit d’une femme qui a prié correctement un matin de Roch H’odesh en mentionnant « Ya’alé Vé-Yavo », mais qui s’est exceptionnellement imposée de prier également Minh’a. Mais voilà qu’elle oublie « Ya’alé Vé-Yavo » dans la prière de Minh’a dont elle était exempte et qu’elle s’est imposée à titre personnel, et ne se rend compte de son oublie qu’au-delà de l’heure limite de Minh’a.
Du fait que cette femme était en réalité quitte de son obligation de prier ce jour là, doit-elle malgré tout prier ‘Arvit et une ‘Amida supplémentaire pour rattraper Minh’a où elle n’a pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo », ou bien est-elle exempte de cela?

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que cette femme est tenue de recommencer sa prière selon l’institution de nos maîtres, car au sujet de la prière, le statut d’une femme est le même que celui d’un homme sur tout point.
Même si cette femme a prié correctement Chah’arit et s’est acquittée de son obligation de prier une seule prière par jour, puisqu’elle s’est imposée de prier Minh’a en oubliant de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » ou la demande de la pluie, si elle se rend compte de son oublie en terminant sa prière, elle est tenue de recommencer sa prière de Minh’a.

De même, si elle se rend compte de son oublie au-delà de l’heure limite de cette prière, elle est tenue de prier la prière suivante et une ‘Amida supplémentaire pour rattraper Minh’a où elle n’a pas mentionné « Ya’alé Vé-Yavo » ou la demande des pluies. Par exemple, lorsqu’elle a prié Chah’arit en oubliant d’y mentionner « Ya’alé Vé-Yavo », et se rend compte de son oublie après H’atsot (la moitié de la journée), elle est tenue de prier Minh’a au même titre qu’un homme, et ensuite une ‘Amida supplémentaire en rattrapage de Chah’arit où elle a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo ».

En conclusion: Lorsqu’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » dans la ‘Amida du matin ou de l’après midi de Roch H’odech, ou bien que l’on a mentionné la demande des pluies (Bare’h ‘Alenou) en été, ou autre exemple similaire, selon le Din on est tenu de recommencer la ‘Amida.
Si l’on se rend compte de l’oubli ou de l’erreur au-delà de l’heure limite de la prière, on est tenu de rattraper cette prière manquée.
Par exemple, si l’on a oublié de mentionner « Ya’alé Vé-Yavo » lors de la prière de Chah’arit, et que l’heure limite passe, on doit prier Minh’a, et ensuite ajouter une ‘Amida supplémentaire pour rattraper Chah’arit qui n’a pas été priée correctement.

Il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes sur ce point.

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