Halacha pour mardi 4 Iyar 5780 28 avril 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Les soldats de Tsahal morts au combat

(Adapté du discours prononcé par notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l
le 4 Iyar 5740 (1980) au cimetière militaire de Lod, lors du jour du souvenir des soldats d’Israël morts pendant la guerre d’indépendance)

Il est enseigné dans la Guémara Bava Batra (10b):
Les morts de Lod, personne ne peut se tenir en leur présence.
Rachi explique qu’il s’agit des frères Papouss et Louliyanouss. Lorsque la fille du roi fut retrouvée morte, les non juifs soupçonnèrent les juifs de l’avoir assassiné, et ils décrétèrent la condamnation à mort de tous les juifs. Afin de sauver le peuple de la mort, 2 frères juifs - Papouss et Louliyanouss - se déclarèrent coupables d’avoir assassiné la princesse. Le roi les condamna à mort et tout le peuple fut sauvé. C’est pourquoi nos maîtres disent que personne ne peut se tenir en leur présence, du fait de la grande récompense qu’ils ont dans le monde futur.

Il n’y a pas le moindre doute que ces propos conviennent parfaitement aux soldats de Tsahal tombés au combat et enterrés en Israël, qui ont sacrifié leurs vies dans les batailles d’Israël, afin de nous délivrer et nous sauver. « Ils ont été plus agiles que l’aigle et plus puissants que le lion » (Shmouel II 1-23). Que leur âme soit liée dans le faisceau des vivants.

Un jour, le Gaon Rabbi Shélomo Zalman OYERBA’H z.ts.l dit à l’un de ses proches :
« Les gens font des voyages à l’étranger pour se recueillir sur les tombes de Tsaddikim, alors qu’ici aussi, dans la montagne à côté (il faisait allusion au Mont Hertzel qui est proche du quartier de Baït Va-Gan à Jérusalem), reposent des gens qui avaient des âmes saintes. »

Notre peuple est familier à la souffrance et aux larmes, pour les fleuves de sang de nos frères, versé comme de l’eau. « Je n’ai goûté ni à la tranquillité, ni au calme, je ne me suis pas reposé, et déjà le courroux arriva. » (Iyov 3-26)
Depuis la destruction de notre saint temple et depuis le moment où Israël fut exilé de sa terre, le sang juif est versé comme de l’eau. « Ils dirent : allez et effaçons les de parmi les nations, et que le souvenir d’Israël ne subsiste pas. » (Téhilim 83-5) Et la voix céleste se lamente dans les pleures 3 fois par jour en disant : « Malheur à moi qui a détruit ma propre maison, qui a brûlé mon sanctuaire et qui a exilé mes enfants parmi les nations du monde ! » (Béra’hot 3a)
Nous avons toujours été la cible de la haine des non juifs, une haine éternelle envers un peuple éternel, et à chaque génération, on se dresse contre nous afin de nous détruire. Combien de centaines de communautés ont été assassinées avec cruauté lors des croisades et de l’inquisition ?! Et plus récemment lors de la Shoah pendant laquelle ont été assassinés environ 6 millions de juifs, et parmi eux des grands d’Israël, de très grands Tsaddikim. Et de notre époque où nos voisins arabes palestiniens portent atteinte très régulièrement à nos soldats.
Nos maîtres nous ont enseigné dans la Guémara Rosh Ha-Shana (23a) : malheurs aux nations car elles n’ont aucune solution. »

Nos maîtres disent dans le Midrash (Yalkout Shim’oni Matot) que toutes les personnes assassinées par les nations, Hashem imprègne de leur sang le vêtement qu’il revêt, au point où le vêtement devint complètement de couleur sang. Mais lorsqu’ arrive le jour du jugement, Hashem – qui est D. de vengeance - revêt l’habit et constate les corps de nos frères assassinés. A ce moment, il s’entoure de justice, pour pratiquer une vengeance parmi les nations.

Le jour du souvenir ne doit pas être seulement un jour de deuil sur la disparition de nos soldats, puisque la disparition des jeunes hommes d’Israël nous est aussi douloureuse que la destruction du Temple de Jérusalem, mais également un jour de prise de conscience. Nous devons nous ressaisir et revenir à la tradition de nos ancêtres, revenir à la Torah et aux bonnes actions, éduquer nos enfants dans la Torah, comme le dit le verset : « revenez vers moi et je reviendrais vers vous. » (Mal’a’hi 3-7)
Combien de ceux qui sont mort en sanctifiant le Nom d’Hashem, ont été assassinés seulement afin que notre peuple continu à accomplir sa Torah.
Combien ont été véritablement assassinés en sanctifiant le Nom d’Hashem, seulement parce qu’ils ont refusé de se convertir.
Il est donc certain qu’en mourant, ils nous ont ordonné de vivre une vie de Torah.
Notre maître Rabbenou Sa’adya GAON dit : « Notre nation n’est une nation qu’avec sa Torah. »

Que le mérite des soldats de Tsahal, défenseurs de notre terre sainte, avec le mérite de tous les saints du peuple d’Israël, protège leurs familles, et qu’ils prient devant le trône céleste pour tout le peuple d’Israël afin que nous ne connaissions plus la tristesse, comme il est dit : « Ton soleil n'aura jamais de coucher, ta lune jamais d'éclipse; car Hashem sera pour toi une lumière inextinguible, et c'en sera fini de tes jours de deuil. » (Isha’ya 60-20)
Que s’accomplisse en nous le verset : « J’ai assigné à mon peuple Israël une résidence où je l’ai implanté et où il se maintiendra et ne sera plus inquiété; des gens pervers ne le molesteront plus comme précédemment. » (Shmouel II 7-10) « Tu appelleras nos murs "Salut", et nos portes "Gloire". » (Voir Ishaya 60-18)
Que nos yeux contemplent la reconstruction de notre saint Temple, « tente qui ne sera point déplacée, dont les chevilles ne bougeront jamais et les cordages ne se rompront pas. » (Isha’ya 33-20)
Il est dit également : « Car c'est un jour de revanche dans mon cœur, l'année de mes délivrances est venue. » (Isha’ya 63-4)
« Puisse venir de Tsion le salut d’Israël, quand Hashem ramènera les captifs de son peuple, Ya’akov jubilera, Israël sera dans la joie. » (Téhilim 14-7)
« Il retirera l’impureté de la terre » (Voir Zé’harya 13-2)
« Le libérateur arrivera pour Tsion » (Isha’ya 59-20), rapidement et de nos jours, Amen.

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