Halacha pour jeudi 6 Adar 5781 18 février 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek »
Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semaine (Vaykra), et dans le 2ème, nous lirons le passage de « Zah’or Et Acher ‘Assa Leh’a ‘Amalek… ». Cette lecture s’appelle « Parachat Zah’or » (ce passage se trouve à la fin de la Paracha de Ki Tétsé dans le livre de Dévarim).

Ce Chabbat est exclusivement le « Chabbat Za’hor »
La raison pour laquelle nous lisons l’acte de ‘Amalek exclusivement ce Chabbat s’explique par le fait qu’il y a une obligation de lire une fois par an de manière spécifique la Paracha qui relate l’agression de ‘Amalek, afin de se souvenir de cet acte. Nos maitres ont instauré de lire ce passage le Chabbat qui précède Pourim, qui est le Chabbat le plus approprié, car c’est à Pourim que l’on lira l’anéantissement de Haman, qui était de la descendance de ‘Amalek.

L’accomplissement des Mitsvot nécessite une pensée spécifique (Kavana)
Selon l’opinion de la majorité des décisionnaire, la lecture de Parachat Zah’or est un devoir ordonné par la Torah (Mitsvat ‘Assé Dé-Oraïta). Or, selon le grand principe général tranché dans le Choulh’an ‘Arouh’ (O.H chap.60-4) selon lequel les Mitsvot nécessitent une concentration (Mitsvot Tsérih’ot Kavana), il est impératif de se concentrer lors de la lecture de Parachat Zah’or, et de penser à ce moment précis que nous somme en train de nous acquitter de notre devoir de se souvenir de l’acte de ‘Amalek, et du devoir de son extermination. De même, le H’azzan qui lit dans le Séfer Torah, doit penser à acquitter l’assemblée de son obligation.

Quelqu’un qui ne peut se rendre à la synagogue -  le Corona
Une personne qui a un cas de force majeur, et qui ne peut se rendre à la synagogue ce Chabbat matin pour entendre Parachat Zah’or – en particulier en ces jours où malheureusement de nombreuses personnes sont malades, ou à qui on a ordonné de rester en isolement - devra – lors du Chabbat Ki Tetsé (au mois de Eloul) – penser à s’acquitter de son devoir lorsqu’il entendra Zah’or à la fin de cette Paracha. Dans ce cas, il devra demander au préalable au H’azzan de penser à l’acquitter de ce devoir lors de la lecture de Zah’or à la fin de la Parasha de Ki Tetsé.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l ajoute qu’il est quand même bon que ces personnes - qui ne peuvent se rendre à la synagogue lors de Chabbat Zah’or - lisent le passage de Zah’or au moins dans un H’oumach (un livre de Paracha).

Les femmes sont-elles soumises à l’obligation de « Za’hor »?
Les décisionnaires discutent sur l’obligation de la femme à entendre Parachat Zah’or.
Selon le Séfer Hah’inouh’ et d’autres, les femmes sont exemptes du devoir d’entendre Parachat Zah’or, puisque le devoir de se souvenir de l’acte de ‘Amalek a pour seul objectif l’extermination de ‘Amalek. Or, généralement les femmes ne participent pas activement à la guerre, et ne sont pas soumises au devoir de faire les guerres ordonnées par la Torah. C’est pourquoi – selon ces décisionnaires – les femmes ne sont pas non plus soumises au devoir d’entendre Parachat Zah’or. (Ceci ne fait absolument aucune différence entre une femme ordinaire et une femme qui a personnellement pris l’initiative de faire la guerre comme Ya’el ou Dévorah, car la Torah n’a pas soumis la femme à la guerre contre ‘Amalek parce qu’elles n’ont généralement pas une nature de conquérantes).
Cependant, selon de nombreux autres décisionnaires, les femmes sont soumises à l’obligation d’entendre Parachat Zah’or (tel est d’ailleurs l’usage dans de nombreux endroits).
C’est pourquoi, les femmes qui s’imposent de se rendre à la synagogue ce Chabbat matin, afin d’entendre Parachat Zah’or, sont dignes de La Bénédiction.
Toutefois, une femme qui a des enfants en bas âge, qu’il est impossible de laisser seuls sans un adulte pour les surveiller, peut se considérer comme exempte du devoir d’entendre Parachat Zah’or.

Aujourd’hui, il est d’usage dans de nombreuses communautés d’organiser une 2ème lecture de Zah’or en dehors des heures de Téfila, afin de donner la possibilité aux femmes de venir entendre Parachat Zah’or, pendant que leurs enfants sont gardés par les maris ou toute autre personne. Ceci est un bon usage. Particulièrement une année comme celle-ci, où dans le mesure du possible, on leur organise comme pour les hommes une lecture de la Torah dans un espace ouvert et large, de sorte que chacun soit préservé de tout risque de danger.

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