Halacha pour lundi 9 Sivan 5780 1 juin 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon

Escroquerie et tromperie

Il est interdit d’escroquer les gens dans le domaine du commerce, ou bien de les tromper.
Si le produit comporte un défaut, le vendeur se doit d’en informer le client.
Par exemple: lorsque quelqu’un désire vendre son appartement, sachant que le toit a des infiltrations cachées par une peinture fraîchement refaite.
Dans ce cas, le vendeur est tenu d’informer le client sur un défaut aussi grave, même si le fait de ne pas informer le client sur la présence de telles infiltrations ne représente pas réellement du vol puisque c’est le client qui se trompe de lui-même, et que le vendeur ne lui prend aucun argent par la ruse, malgré tout, cela constitue l’interdiction de Onaat Dévarim (offense par la parole) et de Guénévatt Da’att (tromperie), et une telle chose est strictement interdite.

De même, lorsqu’une personne vend sa voiture, sachant que celle-ci a subie un grave accident, et que le châssis de la voiture comporte un choc, mais que l’acheteur ne se doute de rien puisqu’il fait pleine confiance au vendeur de la voiture, le considérant comme un honnête homme, il est certain que la responsabilité d’informer l’acheteur sur un défaut aussi significatif sur la voiture incombe le vendeur. Cependant, il existe des légers défauts qu’il n’est pas obligatoire de signaler au client, mais quoi qu’il en soit, chaque situation doit être préalablement soumise à une autorité Halah’ique compétente dans le domaine des lois sur les litiges financiers.

Au même titre qu’il est interdit de tromper des juifs, il est également interdit de tromper des non-juifs, conformément à tout ce qui a été dit précédemment.

Tout ceci concerne uniquement la tromperie dans le domaine matériel, mais cette même interdiction existe aussi dans des domaines qui ne sont absolument pas liés avec des affaires d’argent. Lorsque quelqu’un montre à son ami qu’il oeuvre en sa faveur, alors qu’en réalité il n’en est rien, cela représente de la tromperie.
Par exemple: quelqu’un insiste auprès d’une personne afin qu’elle vienne prendre un repas chez lui, sachant pertinemment que la personne est dans l’impossibilité d’accepter l’invitation pour des raisons de temps ou autre, et malgré tout, l’autre insiste afin de lui faire croire qu’il désire l’honorer en l’invitant chez lui. Un tel comportement constitue l’interdiction de Gonev Da’att Ha-Bériyott (tromper les gens) et il est interdit d’agir ainsi.
De nombreuses personnes font des erreurs dans ce domaine par manque de maîtrise de la Halah’a. Le SAMA’ (le Gaon auteur du livre «  Méirat ‘Enaïm » sur la partie H’ochen Michpat du Choulh’an ‘Arouh’, et auteur des commentaires Péricha et Déricha sur tout le TOUR) écrit que malgré tout, si l’on demande à la personne sans insister – simplement par courtoisie - de venir prendre le repas, ceci ne représente aucun interdit, même si l’on sait parfaitement que l’autre ne viendra pas, car s’il ne lui fait aucune proposition, cela peut être interprété comme une humiliation. Par conséquent, cette manière de faire est autorisée.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Une personne malade du Corona par négligence, doit –elle réciter le Gomel à sa guérison ?

Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que la personne qui tombe malade et qui est alitée, comme la grippe ou le Corona, doit réciter le Gomel une fois guérie, et que cela doit être fait en présence de 10 hommes. M......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. il ......

Lire la Halacha

Le Gomel pour une personne malade – Le Corona

Question: Une personne qui a été victime du Corona, mais sous une forme légère sans avoir été véritablement en danger, qui a été malade et alitée, doit-elle réciter le Gomel? Réponse: Dans la précéde......

Lire la Halacha


Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Lois relatives à la Bérah’a du Gomel

Nos sages ont instauré que toute personne qui vie un événement dangereux se doit de remercier Hachem en récitant une Bérah’a devant 10 personnes comme nous allons l’expliqué. Dans la Guémara, traité de Bérah’ott page......

Lire la Halacha

Tou Bé-Av – le 15 Av

Aujourd’hui, nous célébrerons « Tou Bé-Av ». On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b): Rabban Chim’on Ben Gamliel dit: « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, le......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour sur ce point. D......

Lire la Halacha