Halacha pour mercredi 8 Cheshvan 5780 6 novembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Prendre des médicaments pendant Chabbat (suite)

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué de façon générale le décret de nos maîtres selon lequel il est interdit de prendre le moindre médicament pendant Chabbat, puisqu’il y a à craindre que la grande panique qui s’empare de l’homme lorsque l’un de ses proches est malade le pousse à enfreindre des interdits de la Torah pour sa guérison, comme le fait d’écraser des plantes médicinales pour en faire des médicaments pour le malade.
Nous avons expliqué que ce décret de nos maîtres ne concerne qu’un malade qui peut marcher comme toute personne en bonne santé et dont le mal ne s’étend pas à tout le corps, mais s’il s’agit d’une personne qui est tellement malade au point où tout son corps en souffre, ou bien d’une personne forcée de s’aliter du fait de son état, il lui est permis de prendre des médicaments, car les propos de nos maîtres ne concernent pas ce genre de situation.

Les antibiotiques – les médicaments à base d’hormones 
Il existe un autre cas où il est autorisé de prendre des médicaments pendant Chabbat.
En effet, lorsque la personne a commencé à les prendre avant Chabbat, et l’arrêt des médicaments pendant Chabbat risquerai de provoquer une souffrance importante, comme lorsqu’on prend des médicaments antibiotiques dont le traitement doit s’étendre sur plusieurs jours consécutifs et dont l’arrêt entraînera des complications dans le traitement du malade, dans ce genre de situation, l’approbation de la majorité des décisionnaires est qu’il faut autoriser la prise de médicaments même pendant Chabbat, car il y a différents arguments pour autoriser dans ce cas.
C’est l’opinion du Gaon Rabbi Chélomo KLUGER qui écrit que tant que l’on a commencé à prendre le médicament depuis la veille de Chabbat, il n’est probablement pas à craindre que l’on prépare le médicament pendant Chabbat, car si l’on a commencé depuis la veille de Chabbat, on a probablement préparé ce qui nous sera nécessaire pendant Chabbat, et par conséquent, il n’y a pas à imposer de rigueur dans ce cas.
De plus, de notre époque il n’y a pas de crainte d’écraser des plantes médicinales pour en fabriquer des médicaments, car nous n’avons quasiment plus cet usage, et c’est pourquoi, même si nous avons un grand principe selon lequel même si la raison d’une institution disparaît, le décret garde toute sa validité, malgré tout, en situation de grande souffrance, comme lorsqu’on est sous traitement antibiotique, on peut autoriser la prise de ces médicaments même le jour de Chabbat.
Il en est de même pour des médicaments à base d’hormones, dont l’arrêt peut causer une grande indisposition, il est donc permis de les prendre pendant Chabbat, tant que l’on a commencé à les prendre avant Chabbat.

En conclusion: Un médicament que l’on a commencé à prendre avant Chabbat, et dont l’arrêt pourrait entraîner une souffrance importante au malade, il est permis de poursuivre la prise de ce médicament pendant Chabbat. C'est pourquoi il est permis de poursuivre un traitement antibiotique pendant Chabbat, ou un traitement hormonal, car ce genre de traitement nécessite une prise durant un nombre de jours consécutifs.
Dans la prochaine Halah’a, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – d’autres détails de ce sujet.

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