Halacha pour lundi 1 Shevat 5779 7 janvier 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

La règle de « ‘Ikar et Tafel » dans les bénédictions (Aliment principal et aliment accessoire)

Question: Une personne qui consomme un morceau de pain avec du poisson, doit-elle réciter la bénédiction uniquement sur le poisson, étant donné que le pain ne lui est qu’accessoire?

Réponse: Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué l’essentiel de la règle de « ‘Ikar et Tafel » dans les bénédictions, règle selon laquelle la bénédiction récitée sur le ‘Ikar (aliment principal) acquitte le Tafel (aliment accessoire). Par exemple, quelqu’un qui consomme un plat de riz dans lequel se trouvent un peu de petit-pois, ne récite pas la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama » sur les petits pois, il lui sera suffisant de réciter la bénédiction de « Boré Miné Mézonot » sur le riz, puisqu’il est l’aliment principal.

Est-ce que le pain peut être considéré comme aliment accessoire aux aliments?
Il est enseigné dans une Michna du traité Bérah’ot (44a):
Si on lui apporte d’abord un Maliah’ (aliment très salé ou très doux, voir Tossafot) accompagné d’un morceau de pain, il devra réciter la bénédiction sur le Maliah’ et acquitter le pain de bénédiction, car le pain n’est qu’accessoire au Maliah’. Voici la règle : tout aliment qui est principal et qui est accompagné d’un aliment secondaire (accessoire), on doit réciter la bénédiction sur l’aliment principal en acquittant ainsi l’aliment secondaire.

Cela signifie que si l’on apporte à une personne un fruit doux, ou toutes sortes de confitures, et qu’en raison de la douceur du fruit, la personne doit ensuite consommer quelque chose comme du pain par exemple, afin d’atténuer la douceur du fruit, ou bien une personne qui consomme un aliment très salé ou très relevé, avec la seule intention de tirer satisfaction seulement de cet aliment, et que cette personne désire ensuite consommer un peu de pain afin d’atténuer le côté relevé ou salé de l’aliment, cette personne ne récitera pas la bénédiction sur le pain, car le pain est dans ce cas totalement secondaire à l’autre aliment.

Les propos de Rabbénou Yona
Rabbenou Yona écrit que de façon évidente, cette Michna ne vient pas nous enseigner le simple Din selon lequel la bénédiction récitée sur l’aliment principal acquitte de bénédiction l’aliment secondaire, car c’est une chose qui découle de façon évidente de ce que l’on a appris dans la partie précédente de cette même Guémara:
« Lorsqu’on a récité la bénédiction sur le pain, on a aussi acquitté l’accompagnement ».
Selon Rabbenou Yona, nos maîtres ont voulu nous enseigner par cette Michna que même le pain qui est pourtant le plus important des aliments, peut parfois prendre un statut de secondaire, lorsqu’il est consommé seulement pour atténuer le goût d’un autre aliment consommé précédemment.

C’est ainsi que tranchent les décisionnaires ainsi que MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.212) en ces termes:
« Pour tout aliment principal accompagné d’un aliment secondaire (aliment sans importance), on récite la bénédiction sur l’aliment principal et on acquitte ainsi de bénédiction l’aliment secondaire, aussi bien de la bénédiction initiale, aussi bien de la bénédiction finale. Non seulement lorsque les 2 aliments sont mélangés l’un à l’autre, mais aussi lorsqu’ils sont distincts. Même s’il s’agit de pain qui est généralement considéré comme l‘aliment le plus important, s’il est secondaire, par exemple lorsqu’on a consommé un poisson salé et que l’on désire consommer un peu de pain afin que le poisson n’affecte pas la gorge (afin que la personne ne soit pas incommodée par le goût salé), dans ce cas on récite la bénédiction sur le poisson et l’on acquitte de bénédiction le pain puisqu’il est secondaire au poisson. »

Il n’est pas évident de dire que le pain peut être accessoire
Cependant, il est évident que l’on ne peut pas toujours établir que le pain nous est secondaire, par exemple lorsqu’on consomme une pâte à tartiner sur du pain, et que l’on déclare que la pâte à tartiner nous est plus importante que le pain, il est évident que dans un tel cas c’est le pain qui est considéré comme aliment principal et c’est sur le pain qu’il faut dans ce cas réciter la bénédiction en acquittant de bénédiction la pâte à tartiner. Ce n’est que lorsque le pain ne vient que pour atténuer un goût, qu’il est considéré comme secondaire, car dans un tel cas, on n’est nullement intéressé par sa consommation, dans ce cas, le Din est qu’il ne faut réciter aucune bénédiction sur le pain.

Dans ce cas là bien sûr, le statut du pain est différent des autres aliments

En conclusion: Si l’on consomme un aliment très salé ou très doux, et que l’on désire consommer ensuite du pain seulement pour atténuer le goût de l’aliment précédent, dans ce cas, on ne récite pas de bénédiction sur le pain, car il a été acquitté par la bénédiction récitée sur l’autre aliment.
Par contre, si le pain vient lui aussi procurer du goût, par exemple un morceau de pain avec du poisson, dans ce cas le pain est considéré comme aliment principal, et il faudra donc réciter la bénédiction sur le pain et non sur le poisson.

Dans les prochaines Halah’ot, nous expliquerons d’autres cas pratiques sur ce sujet.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Suite des règles de la prière de rattrapage

Lors des dernières Halachot, nous avons traité du cas de la personne qui a oublié l’une des prières journalières, et nous avons établi que cette personne est tenue de rattraper la prière manquée, en priant 2 fois la ‘Amida lors de l......

Lire la Halacha

Prier ‘Arvit en guise de « ‘Amida offerte » (Téfilatt Nédava)

Dans les précédente Halacha, nous avons fait mention du cas de celui qui prie la ‘Amida et se souvient soudainement qu’il a déjà prié cet office. Nous avons établit qu’il doit immédiatement interrompre la ‘Amida puisque ses b&e......

Lire la Halacha

Shavou’ot - Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Guémara Shabbat (88): Rabbi Yéhoshou’a Ben Levi dit : Lorsque Moshé Rabbenou monta dans les hauteurs (pour aller recevoir la Torah), les Anges du Service Divin s’exclamèrent devant Hashem en disant : « Maître du Monde ! Que vi......

Lire la Halacha

Cas pratiques sur la « prière de rattrapage » – Statut des femmes sur ce sujet

Dans les précédentes Halachot diffusées avant Chavou’ot, nous avons expliqué de façon générale le principe de rattraper une prière manquée, principe selon lequel, lorsqu’on a oublié de prier l’une de prièr......

Lire la Halacha


Une personne est en train de prier la ‘Amida et se rappelle qu’elle a déjà prié cet office

Question: Comment faire lorsqu’on est en train de prier la ‘Amida et que l’on se souvient subitement que l’on a déjà prié cet office? Réponse: Nous avons déjà expliqué que selon le strict Din une personne peut prier une &lsq......

Lire la Halacha

La veillée de Chavou’ot

La tradition est répandue au sein de toutes les communautés d’Israël de rester éveillés durant la nuit de Chavou’ot et d’étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadoch : Les premier......

Lire la Halacha

Questions/Réponses Halacha Yomit - ‘Hanoukatt Ha-Baït (inauguration de la maison) – L’étude du Moussar (morale) – L’influence de l’étude du Moussar

Recueil de réponses données ces derniers temps Question: Est-ce que le repas de ‘Hanoukatt Ha-Baït (inauguration d’un appartement ou d’une maison) est considéré comme « Sé’oudatt Mitsva »? Réponse: Si l’o......

Lire la Halacha

Une pâte à pâtisserie ou du chocolat à base de lait

Lors des dernières Halachot, nous avons expliqué que nos maitres ont interdit de pétrir et de cuire une pâte à pain faite à base de lait (ou inversement, avec de la graisse de viande), par crainte que l’on consomme cette pâte avec de la viande (ou......

Lire la Halacha