Halacha pour mercredi 4 Elul 5779 4 septembre 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Le devoir de repentir pour tout individu - Anecdote au sujet de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Pourquoi l’homme doit-il demander pardon à Hachem sur ce qu’il a fait sans intention, c'est-à-dire de façon involontaire, alors qu’il n’existe pas d’homme juste sur terre qui ne fait que le bien sans commettre de faute, et il est impossible à l’homme de ne pas commettre quelques fautes sans y avoir porté attention. Pourquoi avons-nous donc le devoir de nous repentir même sur ce type de fautes?

Réponse : Il est enseigné dans la Guémara Yoma (36b):
Rabbi Meïr dit : quel est l’ordre du Vidouï (aveux des fautes)?
On doit dire : « J’ai fauté volontairement (‘Avon) ; j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ; j’ai fauté involontairement (H’ètt) », selon l’ordre respecté au sujet du bouc qui était envoyé du haut d’une falaise le jour de Yom Kippour, et qui servait d’expiatoire aux fautes d’Israël : « Il (le Cohen Gadol) avouera sur lui les « ‘Avonot » (fautes volontaires) des enfants d’Israël, ainsi que tous leurs « Pécha’im » (fautes par rébellion) et leurs « H’ataïm » (fautes involontaires)… »
C’est à partir de là que nous apprenons l’ordre du Vidouï.
Mais les H’ah’amim objectent et pensent que l’ordre du Vidouï est :
« J’ai fauté involontairement (H’ètt), j’ai fauté volontairement (‘Avon), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ».
En effet, le terme « H’ètt » désigne les fautes involontaires, comme il est dit : « une personne qui fauterait (H’ètt) involontairement… ».
Le terme « ‘Avonn » désigne la faute volontaire, comme il est dit : « Cette personne sera retranchée, sa faute (‘Avonn) en elle ».
Le terme « Pécha’ » désigne la rébellion, c'est-à-dire, le niveau le plus grave de la faute, comme il est dit : « Le roi de Moav a fauté envers moi… ».
Or, puisqu’il n’est pas juste d’avouer des fautes commises de façon involontaire après avoir avoué des fautes volontaires et de la rébellion, par conséquent, le plus juste est de dire : « j’ai fauté involontairement (H’ètt), j’ai fauté volontairement (‘Avonn), j’ai fauté par rébellion envers Toi (Pecha’) ».
Nous savons que la Halah’a est fixée selon l’opinion des H’ah’amim.
De même, le roi David dit : « Nous avons fauté (H’ètt) avec nos parents, nous avons fauté volontairement et nous avons fait preuve de mécréance. ».
Nous pouvons constater qu’il a placé le « H’ètt » (faute involontaire) devant le « ‘Avonn » (faute volontaire).

Nous voyons à partir de tout cela que le « H’ètt » désigne la faute involontaire, et le « ‘Avonn » la faute volontaire, et malgré cela, selon Rabbi Meïr, l’homme doit d’abord avouer ses fautes volontaires et ensuite ses fautes involontaires.
Nous devons donc comprendre la raison de Rabbi Meïr, puisque la logique voudrait d’abord placer la faute involontaire avant la faute volontaire, car il n’est pas correct de demander pardon d’abord sur la chose grave et ensuite sur la chose moins grave.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l explique cela en disant que la raison de Rabbi Meïr réside dans le fait qu’en réalité nous aurions pu dire que l’homme n’aurait pas à demander pardon pour des fautes commises involontairement puisque – comme le dit notre question – il n’existe pas d’homme sur terre qui accomplit le bien sans commettre la moindre faute, et il est inconcevable qu’un homme ne se heurte pas une seule fois dans sa vie à une quelconque faute par inattention.
Mais en réalité, si l’homme était un véritable Tsaddik, et qu’il se comportait dans le moindre de ses actes selon le chemin de la Torah, aucune forme de faute ne se présenterait devant lui, pas même une faute involontaire, car il est inconcevable qu’un juif qui possède en lui une âme sainte puisse commettre la moindre faute, même par inattention, excepté s’il a commis auparavant une faute de façon volontaire de son plein gré, car à ce moment-là, son âme est souillée et entachée, et de ce fait, il peut en arriver par la suite à commettre des fautes de façon involontaire. Notre maître rapporte que le Gaon MAHARAM ALCHIH’ explique lui aussi dans ce sens en ajoutant que l’âme de l’homme ne peut normalement pas arriver à la moindre faute, et si l’homme commet malgré tout des fautes involontaires, c’est en raison des fautes volontaires qu’il a commises.

C’est pourquoi le roi David dit : « J’avoue mon ‘Avonn (faite volontaire), mais je me soucis de mon H’ètt (faute involontaire) ». Car après s’être heurté à la faute volontaire, j’ai de quoi me faire du souci vis-à-vis de ma faute involontaire, puisque c’est le volontaire qui provoque l’involontaire.

C’est donc pour cette raison que Rabbi Meïr place la faute volontaire avant l’involontaire dans le Vidouï, car c’est la faute volontaire qui entraîne la faute involontaire.

Par conséquent, chacun est tenu d’avouer ses fautes et de se repentir sur tous ses actes, et il ne faut surtout pas se laisser convaincre par des mensonges comme les propos de certains qui affirment : « Après tout, notre situation est correcte… ».
Ou bien « Si tout le monde était comme moi, le Machiah’ serait déjà arrivé… ». Car il n’en est rien et qui peut imaginer la profondeur de la justice ‘Hachem ?!
Chacun doit se repentir de façon sincère, en particulier des fautes commises de façon volontaire, et grâce à cela, Hachem le préservera de toute faute, même involontaire.

Il nous reste en mémoire de quelle manière notre maitre le Rav z.ts.l – dont toute la vie ne fut remplie que de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot et des bonnes actions – restait éveillé et conscient de sa situation spirituelle. Il nous a dit un jour explicitement qu’il désirait provisoirement se détacher de différentes occupations de ce monde-ci, et s’adonner exclusivement à l’étude de la Torah, car « il s’était engagé à se repentir » !!
Combien nous languissons un tel grand homme, qui était un géant de l’érudition de la Torah et des Mitsvot, et qui restait malgré tout humble. Il ne restait pas serein vis-à-vis de son niveau spirituel, et c’est grâce à cela qu’il a mérité – avec beaucoup d’effort et d’investissement de sa personne – de s’élever de niveau en niveau, jusqu’à se sanctifier de plusieurs saintetés, et devenir le guide du peuple d’Israël.

Qu’Hachem accepte favorablement notre repentir.

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

באמצע "שמונה עשרה" הופעלה אזעקה, מה יעשה?
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

8 Halachot Les plus populaires

Est-il permis à un fils de contredire son père ?

Dans la précédente Halacha, nous avons mentionné l’interdiction pour un fils ou une fille de contredire les propos de leur parents, car selon la Guemara Kiddoushin (31b), le fait de ne pas contredire les parents en disant que leurs propos ne sont pas corrects, fait partie ......

Lire la Halacha

Le respect et la crainte du père et de la mère

Le devoir de respecter ses parents est divisé en 2 parties : le devoir de respecter le père et la mère, et le devoir de craindre le père et la mère, comme il est dit dans la Torah « Respecte ton père et ta mère », «&nb......

Lire la Halacha

Appeler son père ou sa mère par leur prénom – Les attitudes de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Est-il permis d’appeler son père par son prénom ? Est-il permis à quelqu’un d’appeler un ami par son prénom lorsque celui-ci est identique au prénom du père de la personne qui appelle? Réponse: Il est interdit d’ap......

Lire la Halacha

Lorsque le père renonce à son respect et à sa crainte

Les sujets que nous allons traiter aujourd’hui sont des plus fondamentaux dans les règles relatives au devoir du respect des parents.  Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué plusieurs principes relatifs au respect du père et de la mè......

Lire la Halacha


Les boissons alcoolisées (Cognac ; Brandy ; Champagne) – Les juifs naufragés

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué la règle selon laquelle nos maîtres ont décrété une sévère interdiction sur le vin des non-juifs, qui inclus non seulement un interdit de le consommer, mais aussi un interdit d&......

Lire la Halacha

Introduction aux lois de respect des parents – La relation de notre maitre le Rav z.ts.l avec sa mère z’’l

Il y a plusieurs années, nous avions traité des lois de respect des parents, mais puisque nombreux de nos lecteurs nous demandent souvent de clarifier plusieurs points concernant ces règles, nous avons décidé de consacrer les jours à venir à apporter ......

Lire la Halacha

Le statut d’un juif qui profane Chabbat, vis-à-vis du vin

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué le principe de l’interdiction de « Stam Yénam » (un simple vin des non-juifs), sur lequel nos maîtres ont décrété une interdiction à la consommation et au profit. De m&e......

Lire la Halacha

Le vin « Mévouchal » vis-à-vis de celui qui profane Chabbat

Nous avons expliqué dernièrement qu’une personne qui profane Chabbat en public, interdit le vin par le touché, comme un non-juif. Ceci, malgré le fait qu’il est juif et qu’il préserve sa sainteté de juif, comme nous l’avons expliqu&ea......

Lire la Halacha