Halacha pour lundi 18 Elul 5780 7 septembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les modes d’expiation des fautes

Les jours du mois d’Eloul dans lesquels nous nous trouvons sont des jours de repentir, de supplication et d’expiation, comme nous l’avons déjà mentionné. Nous allons à présent nous consacrer aux différentes catégories de fautes, à leur ordre de gravité et au moyen de les effacer totalement.

Les 4 modes d’expiation
Il est enseigné dans une Béraïta de Yoma (86a):
Il existe 4 sortes de moyens d’expiation des fautes.
C'est-à-dire: il existe 4 niveaux de fautes, et à chacun de ses niveaux, correspond un moyen de réparation totale de la faute.
Dans le langage de nos maîtres, les 4 niveaux de fautes débutent de la plus légère vers la plus sévère, comme nous allons l’expliquer.

Négliger l’accomplissement d’un devoir positif
Le 1er niveau est celui de la transgression d’un commandement positif.
Une personne qui a transgressé un commandement positif (une obligation à accomplir) et qui s’est repentie (sincèrement) de sa faute se verra accorder obligatoirement le pardon.
Il s’agit ici d’une transgression sans « agissement actif » (« Koum ‘Assé ») mais uniquement par « passivité » (« Chev Véal Ta’assé »).
Par exemple, une personne qui ne récitait pas le Kiddouch du vendredi soir, ou bien qui ne lisait pas le Chéma’ en son temps, ou encore qui ne récitait pas le Birkat Ha-Mazon, toutes ces situations sont des cas de négligence de l’accomplissement d’un devoir positif. Si cette personne regrette sa faute et l’avoue explicitement en s’engageant solennellement à ne plus la récidiver, sa faute est immédiatement pardonnée et considérée comme inexistante, comme il est dit : « Revenez, enfants rebelles, je vous guérirais de votre rébellion. » (Cependant, il est expliqué dans les propos des décisionnaires qu’une personne ayant transgressé à plusieurs reprises une faute légère, cette faute est désormais considérée comme une faute grave, aussi grave que la transgression d’une faute ayant pour peine « Karet » (retranchement de l’âme dans ce monde-ci comme dans l’autre monde) ou bien comme la transgression d’une faute ayant pour peine la condamnation à mort par le Tribunal Rabbinique.)

Transgression d’un devoir négatif (une interdiction)
le 2ème niveau est celui de la transgression d’un devoir négatif.
Une personne qui a transgressé un commandement négatif (qui a enfreint un interdit) - comme consommer un fruit qui nécessite vérification des vers, sans le vérifier au préalable, et ce fruit contenait des vers - et s’est repenti (sincèrement) de sa faute, son repentir reste en suspend (le statut de cette personne reste en suspend) et c’est Yom Kippour qui procurera le pardon absolu de cette faute, comme il est dit : « Car ce jour-là, Hachem vous pardonnera toutes vos fautes… » (Constatez à quel point ce jour est redoutable, puisque le simple fait que l’homme est vivant le jour de Yom Kippour, en ajoutant à cela son repentir, entraîne une grande expiation, heureux le peuple qui possède autant !)

Transgression de fautes entraînant Karet ou la condamnation à mort
Le 3ème niveau est celui de la transgression de fautes entraînant Karet ou la condamnation à mort.
Une personne qui a transgressé des interdits condamnés par la Torah par la peine de Karett (retranchement de ce monde et de l’autre, la personne meurt prématurément et sans laisser de descendance), ou bien par la peine de mort exécutée par le Beth Din (à l’époque du Temple de Jérusalem), par exemple, lorsqu’une personne n’observe pas les règles de la pureté familiale ou bien qui transgresse volontairement le Chabbat, dans de tels cas, le repentir de la personne et Yom Kippour maintiennent cette personne en suspend et les épreuves la laveront de ses fautes. Ce qui signifie que cette personne doit avant tout se repentir sincèrement de ses fautes, passer un Yom Kippour et traverser des épreuves qui lui feront obtenir une expiation totale de ses fautes, comme il est dit : « j’examinerai leur pêché avec le bâton, et leur faute avec l’épreuve. » (Plus tard, nous expliquerons comment s’épargner les épreuves).

La profanation du Nom Divin
Le dernier niveau de faute est la profanation du Nom d’Hachem qui inclue celui qui cause l’humiliation de notre sainte Torah, par le dédain et l’influence à la haine de la Torah et de ceux qui l’étudient aux yeux des gens éloignés de la Torah, ou bien celui apparaissant comme quelqu’un qui craint le Ciel et qui se comporte d’une manière qui éloigne ceux qui sont déjà loin de la Torah, ou d’autres exemples similaires…
Ni le repentir d’une telle personne, ni Yom Kippour, ni même les épreuves n’auront la capacité d’expier sa faute de la profanation du Nom d’Hachem. C’est pourquoi, après s’être repenti sincèrement, après avoir passé un Yom Kippour, et lorsque des épreuves seront abattues sur lui, un tel individu doit guetter son expiation totale qui ne se fera que par sa mort, car il n’existe aucun moyen d’expiation pour la faute de la profanation du Nom d’Hachem excepté la mort, comme il est dit : « … cette faute vous sera-t-elle pardonnée si ce n’est que par votre mort ? »
(Cependant, il est possible d’être expié de cette faute par la sanctification du Nom d’Hachem. Le livre Kaf Ha-H’aïm, règles de Roch H’odech, cite un mode de réparation à ce sujet.)

Nous poursuivrons – avec l’aide d’Hachem – le développement de tous ces sujets dans la prochaine Halacha, et nous citerons au nom de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, le meilleur conseil pour expier toutes les fautes de notre époque, pour se rapprocher d’Hachem et pour se lier à Lui.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Les ustensiles de Péssa’h

Pendant Péssa’h, on ne doit pas utiliser les ustensiles que l’on a utilisé durant toute l’année, car ces ustensiles dans lesquels on a cuisiné toute l’année ont contenus des aliments chauds, et les parois de ces sutensiles ont « a......

Lire la Halacha

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

Les ustensiles pour Pessah’ – Les communautés qui ont des usages rigoureux

Nous avons expliqué qu’il faut utiliser durant Pessah’ uniquement des ustensiles qui n’ont pas absorbés de H’amets, c'est-à-dire, des ustensiles neufs (ou des ustensiles réservés pour Pessah’), ou bien des ustensiles qui ont &eacut......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha


Ustensiles en argent

Question: Des ustensiles en argent – comme une coupe de Kiddouch par exemple – est-il permis de les utiliser pendant Péssah’, alors qu’on les utilise toute l’année? Réponse: Tous les ustensiles que l’on utilise à froid, c'est-&ag......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha