Halacha pour mercredi 13 Elul 5780 2 septembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« J’ai été vendu comme esclave, et seul mon désir m’a conquis »

Nos maîtres enseignent dans le Midrach (Cho’har Tov):
Hachem dit à Israël: « Mes enfants ! Repentez-vous tant que les portes de la prière sont ouvertes ! Car dans ce monde-ci, je prends un pot de vin (si l’on peut s’exprimer ainsi, il est possible d’apaiser Hachem), comme il est dit: « Il prend un pot de vin des impies ». Mais lorsque je siège sur le trone de la rigueur dans le monde futur, je ne prend pas de pot de vin, comme ile st dit : « Il ne privilégie personne, ni ne prend de pot de vin. »

Rabbi Eli’ezer dit: « Repens-toi un jour avant ta mort ! »
C'est-à-dire: chaque individu a le devoir de se repentir un jour avant sa mort, afin que l’on arrive propre devant Hachem, et d’être épargné du châtiment du Guéhinam.

Les élèves de Rabbi Eli’ezer demandèrent à leur maître:
« Existe-t-il un individu qui connaît le jour de sa mort ? »
Rabbi Eli’ezer leur répondit:
« A fortiori, qu’il se repente aujourd’hui, par risque de mourir le lendemain, et grâce à ce procédé, sa vie aura été intégralement consacrée au repentir ».
En réalité, Rabbi Eli’ezer expliqua à ses élèves le véritable sens de l’enseignement« Repens-toi un jour avant ta mort », qui a pour vocation d’attirer notre attention et nous faire méditer sur le fait que la finalité de chacun est la mort, et que chaque individu sera appelé à rendre des comptes sur le moindre de ses actes devant le Roi des Rois.
Par conséquent, chacun doit penser que s’il poursuit ses actes détestables et qu’il meurt sans avoir eu le temps de se repentir, sa fin sera très amère. C’est pourquoi, il faut se stimuler immédiatement à se repentir et à se renforcer davantage dans le Service d’Hachem, comme nos maîtres nous l’enseignent : « Rappelle-lui (au mauvais penchant) le jour de la mort… », car lorsque l’individu se souvient qu’il est appelé à quitter ce monde, il désire savoir quelle sera sa fin, et de ce fait, son cœur est attiré par le repentir.

Similairement à cela, nous nous trouvons dans la période du mois d’Eloul, qui précède le jour du jugement, jour de Roch Ha-Chana, où chaque individu doit réfléchir et se dire que même si durant toute l’année il est occupé par sa Parnassa (subsistance matérielle) et par d’autres occupations matérielles, malgré tout, il doit veiller à ne pas perdre l’occasion qui lui est donnée lors de ces jours redoutables, qui sont réellement proches du jugement dernier de l’homme.

Qui incite l’individu à commettre le mal devant Hachem durant toute l’année ? N’est-ce pas le désir, qui fait partie intégrante de l’individu ! L’homme est donc maître de lui-même, comme le dit le sage (l’auteur du livre Totsaott H’aïm qui est un de nos maîtres les décisionnaires de l’époque médiévale) : « J’ai été vendu comme l’esclave des esclaves, mais seul mon désir m’a conquis ! »
En effet, le serviteur d’Hachem, qui gère son existence seulement par son esprit et qui maîtrise ses pulsions physiques et matérielles, est un véritable homme libre. Par contre, celui qui se laisse aller aux désirs de son cœur se laissera emporter durant toute son existence par le courant de la vie, sans prendre conscience qu’il est jugé chaque année devant Hachem, que l’on pèse son état dans le ciel, un état qui ne s’améliore absolument pas, puisque cet individu n’évolue pas comme il devrait le faire. Malgré tout cela, Hachem contient sa colère et lui décrète encore et encore d’autres années de vie, mais en définitive, chaque être vivant a sa fin, et à ce moment-là, comment cet individu va-t-il se justifier devant Hachem, lorsqu’ Hachem lui dira : « Je t’ai donné plus que ce que tu méritais, et ce n’est pas pour autant que tu t’es réveillé à te repentir - ne serai ce qu’un minimum – envers moi. J’ai pourtant dit : « Revenez vers moi et je reviendrais vers vous… ».
Hachem ne désire pas la mort du Racha’ (impie), mais seulement son repentir. Lorsque chacun médite sur tout cela, cela ne peut que le renforcer davantage dans le Service d’Hachem, et le stimuler à se repentir tant que possible, car en cette période, chacun doit se repentir, puisqu’il n’existe pas d’homme juste qui n’a accompli que le bien sans commettre la moindre faute.

Il faut savoir que nous n’occultons pas le fait que l’homme n’est pas en mesure de transformer toute sa personnalité en l’espace d’un mois, et il est inconcevable qu’un individu puisse réussir - grâce au travail d’un seul mois - à changer d’un extrême à l’autre, malgré le poids de ses nombreuses transgressions et de ses mauvaises qualités humaines.
Cependant, chacun doit examiner quels sont les éléments qui lui provoquent une si grande détérioration. S’il s’agit d’une mauvaise fréquentation, il doit s’engager à s’en éloigner. S’il s’agit d’une tendance à colporter ou à écouter du Lachonn Ha-Ra’ (médisance), il doit prendre sur lui-même des barrières afin de ne pas commettre cette faute, de même pour tous les autres types de fautes. Il doit également s’engager de façon plus générale à se repentir dans tous les domaines, et ainsi, il pourra se maintenir dans le Service d’Hachem, et évoluer progressivement. Il méritera de sortir acquitté de son jugement le jour de Roch Ha-Chana, et Hachem exaucera les demandes de son cœur pour le bien. Hachem se réjouira de lui comme un père se réjouit d’un fils sage et intelligent, et l’individu lui-même se réjouira de son créateur.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha


Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha

Michloa’h Manott envoyé conjointement par une épouse et son mari

Question: Je suis chez moi pour Pourim, et je n’envois pas moi-même le Michloa’h Manott. Puis-je m’acquitter de mon obligation en me joignant au Michloa’h Manott envoyé par mon mari? Réponse: Nous devons d’abord expliquer le statut des femmes vis-......

Lire la Halacha

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim. Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas. Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15): Comment devons-......

Lire la Halacha

Le prénom du père ou le prénom de la mère? – Hachkava et prière pour un malade

Question: Lorsque l’on prie pour une personne malade afin qu’elle guérisse, faut-il mentionner son nom dans la prière ou non ? Si l’on doit mentionner le nom du malade, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de sa mère ou bien celui de son p&egrav......

Lire la Halacha