Halacha pour dimanche 8 Tevet 5780 5 janvier 2020

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

L’obligation de se lever devant une personne âgée

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué la source de l’obligation de se lever devant un Talmid H’ah’am (un érudit dan la Torah) et devant une personne âgée.

Qui est considéré comme « personne âgée »?
Les décisionnaires débattent afin de déterminer l’âge à partir duquel une personne est qualifiable de « Zaken » (personne âgée) devant laquelle il y a une obligation de se lever.
Selon certains, à partir de 60 ans, une personne est qualifiable de « Zaken », mais selon l’opinion du TOUR et de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, une personne n’est qualifiable de « Zaken » qu’à partir de 70 ans.
C’est ce qu’il faut retenir d’essentiel selon la Halacha, comme il est enseigné dans les Pirké Avot : « A 70 ans, commence la vieillesse. »

Malgré tout, notre maître le Rav Ovadia Yossef z.ts.l écrit que puisque selon l’opinion de notre maître le Saint ARI Zal, il faut se lever devant une personne dès que celle-ci a atteint l’âge de 60 ans, celui qui s’impose la H’oumra (rigueur) de se conformer à ses paroles, est digne de la Bénédiction, même si cela ne représente pas une obligation selon le Din, puisque nous tranchons constamment selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ dans toutes ses décisions.

Lorsqu’il y a un doute si la personne est « Zaken »
Lorsqu’il y a un doute si la personne présente a atteint l’âge de 70 ans ou pas, nous devons définir s’il y a ou non l’obligation de se lever devant elle. 

Nous avons déjà expliqué dans la précédente Halacha que l’obligation de se lever devant une personne âgée est une ordonnance de la Torah (Mitsvat ‘Assé Min Ha-Torah). Or, nous avons un principe selon lequel « Safek Déoraïta La-H’oumra » c'est-à-dire : lorsque nous sommes face à un Din sur lequel il y a un doute, si ce Din est Min Ha-Torah (ordonné par la Torah), nous adoptons l’attitude rigoureuse.
Par conséquent, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que si l’on a un doute sur l’âge de la personne, a-t-elle atteint l’âge de 70 ans ou non, nous devons nous lever devant cette personne, car un doute sur une loi de la Torah, doit être traité de façon rigoureuse.

Lorsqu’il y a un doute si la personne est « Talmid ‘Ha’ham » (érudit dans la Torah)
De même, s’il y a un doute concernant un Talmid H’ah’am, est-il arrivé au niveau de la décision Halachique ou pas, on doit également se lever devant ce Talmid H’ah’am, même si l’on ne sait pas s’il est arrivé au niveau de la décision Halachique ou pas, car un doute sur une loi de la Torah, doit être traité de façon rigoureuse.
Mais un simple Avreh’ (Kollelman) qui étudie dans un Kollel, mais qui ne sait pas trancher la Halacha, il n’est pas obligatoire de se lever devant lui (mais il est certain que le statut de celui qui étudie la Torah, est très honorable.)

A partir de quand doit-on se lever?
Il n’y a d’obligation de se lever devant une personne âgée uniquement lorsqu’elle s’approche et qu’elle entre dans le périmètre de 4 Amot (4 coudées, c'est-à-dire 1.92 m) de la personne assise (comme pour le Talmid H’ah’am comme nous l’avons expliqué dans la précédente Halacha). Mais s’il s’agit de son père ou de son Rav Mouv’hak (le Rav qui lui a enseigné la majeure partie de ses connaissances en Torah), ou bien d’un Gadol Ha-Dor (un Grand de la Génération), on doit se lever devant eux dès qu’on les aperçoit au loin.
Même si on se trouve dans la même maison, il n’y a pas d’obligation de se lever devant la personne âgée ou le Talmid H’ah’am tant qu’ils ne sont pas entrés dans les 4 Amot de la personne assise.
Il est interdit de fermer les yeux pour ne pas voir le Rav entrer dans ses 4 Amot, mais au contraire, il faut se lever devant lui conformément au Din, et ainsi donner du respect à la Torah.

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