Halacha pour dimanche 1 Tevet 5780 29 décembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Le respect de son Rav et du Talmid H’ah’am (l’érudit dans la Torah)

Au même titre que l’homme est tenu de respecter son père et sa mère et de les craindre, il est aussi tenu de respecter son Rav et de le craindre plus que son père et sa mère, car son père le mène dans ce monde-ci, alors que son Rav le mène dans le Monde Futur.

Rachat du captif et restitution d’un objet perdu
C’est ce que l’on enseigne dans une Michna (Bava Métsi’a 33a) au sujet de l’obligation de rapporter un objet perdu à son propriétaire. Si quelqu’un trouve 2 objets perdus : l’un appartenant à son père et l’autre appartenant à son Rav, et qu’il ne peut pas rapporter les 2 objets, l’objet perdu de son Rav est prioritaire, car son père le mène dans ce monde-ci, alors que son Rav le mène dans le Monde Futur. Si son père est Talmid H‘ah’am (érudit dans la Torah), l’objet perdu de son père est prioritaire.
On enseigne aussi dans cette Michna au sujet de l’obligation de payer la rançon des captifs, que si son père et son Rav sont tous les deux captifs, il est tenu de payer d’abord la rançon de son Rav et seulement ensuite celle de son père, mais si son père est Talmid H’ah’am, il doit d’abord payer celle de son père.

« La crainte de ton maitre doit être équivalente à celle d’Hachem »
Le RAMBAM écrit: « Il n’y a pas plus grand respect que celui que l’on doit à son Rav, et il n’y a pas plus grande crainte que celle que l’on doit avoir envers son Rav. Nos maitres disent (dans les Pirké Avot) : La crainte de ton Rav doit être égale à celle que tu as envers le Ciel. C'est pourquoi ils disent aussi que celui qui contredit son Rav, est comparable à celui qui contredit la Chéh’ina (Présence Divine) ; celui qui se querelle avec son Rav, est comparable à celui qui se querelle avec la Chéh’ina ; celui qui se fâche avec son Rav, est comparable à celui qui se fâche avec la Chéh’ina ; celui qui émet une critique contre son Rav, est comparable à celui qui émet une critique contre la Chéh’ina.

Qui est considéré comme « Talmid ‘Ha’ham »?
Avant d’expliquer les règles relatives au respect des Talmidé ‘Ha’hamim (les érudits dans la Torah), nous devons avant tout expliquer qui sont réellement les Talmidé ‘Ha’hamim que nous devons respecter?

Sur le plan pratique, on distingue de notre temps plusieurs catégories de Talmidé H’ah’amim dont le devoir de respect envers l’un est plus grand que celui envers l’autre.

Son maitre par excellence
Le niveau de respect le plus élevé est celui de son Rav par excellence (Rabbo Ha-Mouv’hak), c'est-à-dire un Talmid H‘ah’am duquel l’élève a appris la majorité de ses connaissances en Torah. Cet élève est tenu de le respecter de façon maximale.

Son maitre qui est « seulement » Talmid ‘Ha’ham
Chacun doit aussi respecter son Rav même s’il n’est pas son Rav par excellence (Rabbo Chééno Mouv’hak) mais seulement un Talmid H’ah’am duquel l’élève à apprit de la Torah. L’élève est tenu de le respecter comme étant son Rav « non-Mouv’hak » (son Rav mais pas par excellence).
Le Talmid ‘Ha’ham

Il existe également la notion du Talmid H’ah’am (l’érudit dans la Torah) qui n’est absolument pas le Rav de l’élève, mais que l’on est tenu de respecter à titre de Talmid H’ah’am, mais pas à titre de son Rav.

Un Grand de la Génération
Au sujet du « Rav par excellence » (Rabbo Ha-Mouv’hak), plusieurs règles ont été dites, et ces règles ne sont pas applicables aux autres Talmidé ‘Ha’hamim.
Par exemple: le fait qu’il est interdit à un élève de trancher une Halacha en présence de son Rav par excellence. Ainsi que d’autres cas pratiques où la Halacha diffère s’il ne s’agit pas de son Rav par excellence.

Lorsque notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l était encore parmi nous, son statut était celui du Rav par excellence de tout le peuple d’Israël, même si de nombreuses personnes n’ont pas appris beaucoup de Torah de lui, malgré tout, chacun était soumis à son respect à titre d’élève vis-à-vis de son maitre par excellence. De même, si un autre Talmid ‘Ha’ham de sa stature se lève un jour au sein du peuple d’Israël, nous serions tous soumis à son respect au titre de véritable « maitre par excellence », même si nous n’apprenions rien de lui.

Tout ceci parce que chaque grand Talmid ‘Ha’ham de la génération, lorsqu’il est illustre dans sa génération par l’immensité de sa sagesse et qu’il a la maitrise de tous les domaines de la Torah, tous les membres de sa génération sont soumis à l’obligation de le respecter en tant que ses élèves particuliers.

Et d’où sait-on qu’un Grand de la génération a le statut de Rav par excellence (pour chacun)?
Nous apprenons cette règle du prophète Chémouel.
En effet, lorsqu’il était encore enfant, sa mère H’ana l’amena au Beth Ha-Mikdach où se trouvait ‘Eli Ha-Cohen qui était le Grand de la génération. Un jour, ils eurent besoin de faire la Chéh’ita (abatage rituel) d’un taureau pour un sacrifice sur l’autel, et ‘Eli Ha-Cohen demanda aux autres Cohanim de trouver un Cohen qui sache réaliser la Chéh’ita, et qu’il vienne faire la Chéh’ita du taureau. Chémouel constata qu’ils cherchaient un Choh’èt (abatteur rituel) étant Cohen, mais ils n’en trouvèrent pas, ce qui les retarda. Il leur dit : « A quel titre cherchez-vous exclusivement un Cohen pour faire cette Chéh’ita ? Pourtant, selon le Din, n’importe quel membre du peuple d’Israël peut accomplir cette Chéh’ita ! »
Ils le menèrent auprès d’Eli Ha-Cohen. Il dit à Chémouel : « D’où sais-tu qu’il n’est pas obligatoire que ce soit exclusivement un Cohen qui fasse la Chéh’ita ? » Chémouel lui répondit : « Parce qu’il n’est pas écrit « Le Cohen fera la Chéh’ita », mais uniquement « les Cohanim apporteront … » ‘Eli lui dit : « Ce que tu dis est juste, mais tu es en train de trancher une Halacha en présence de ton Rav. »
Les Tossafot écrivent que même si Chémouel n’avait pas encore appris de Torah de la bouche d’Eli Ha-Cohen, malgré tout, puisque ‘Eli était le Grand de la génération, il avait le statut de son Rav par excellence (Rabbo Ha-Mouv’hak).
C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’, que lorsqu’il s’agit d’un Talmid H’ah’am d’une éminente sagesse, même s’il n’est pas son Rav par excellence (Rabbo Ha-Mouv’hak), il prend le statut du Rav par excellence de chacun. Le RAMA explique : celui qui est considéré comme un Gadol Ha-Dor (un Grand de la génération) et réputé dans sa génération en tant que tel, est qualifiable de Sage éminent.

Il est donc clair que le statut de « Rabbo Ha-Mouv’hak » (Rav par excellence) de chacun, était facilement attribuable à un Grand comme notre maître la Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, qui était réputé dans sa génération pour l’immensité de sa sagesse, et chacun se comportait à son égard selon toutes les règles du respect que l’on doit à son Rav Mouv’hak (son Rav par excellence), même une personne qui n’avait jamais appris la moindre Halacha de lui, de façon directe.

De même, il  est probable que cette règle est applicable vis-à-vis d’autres Talmidé ‘Ha’hamim parmi nos contemporains.
Il y a environ 30 ans, notre maitre le Rav z.ts.l dit qu’il faut appliquer les règles du respect envers son maitre par excellence vis-à-vis du Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l, car il n’existe quasiment pas dans cette génération un Talmid ‘Ha’ham de son niveau, qui était illustre aussi bien pour sa sagesse dans la Torah que pour sa crainte du Ciel, et il avait la maitrise de tous les domaines du Talmud, à partir duquel il savait trancher la Halacha sur le plan pratique.

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