Halacha pour lundi 2 Sivan 5780 25 mai 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Cuire pendant Yom Tov

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué que même si Yom Tov et Chabbat ont un statut identique vis-à-vis de l’interdiction de réaliser des travaux, et pour cette raison il est interdit de voyager en voiture pendant Yom Tov, malgré tout, la réalisation de certains travaux interdits qui servent à préparer la nourriture (O’hel Nefech) pendant Yom Tov, sont permis. Par exemple, l’interdit de cuire (Bichoul) ou de frire (Tigoun).

Nous allons à présent expliquer un détail supplémentaire concernant la cuisson pendant Yom Tov.
Il existe des aliments dont le goût ne perdure pas, et au bout d’un ou deux jour depuis leur préparation, le goût perd de sa fraicheur.
Il existe d’autres aliments dont le goût se conserve plus longtemps, même si un ou deux jours s’écoulent depuis leur préparation.

Par exemple: Une viande grillée sur le feu. Plus le temps s’écoulera, plus son goût perdra de sa saveur, et il est préférable de la consommer immédiatement après sa grillade. De même pour des légumes frits, comme des frites par exemple, plus elles sont consommées le plus proche possible du moment de leur friture, plus leur goût préserve sa saveur, mais si on les consomme plus tard, leur goût perdra en qualité. 

Il est évident qu’un aliment de ce type, il est tout à fait permis de le cuisiner pendant Yom Tov.
Cependant, nos maîtres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent au sujet d’aliments qui ne présentent aucune différence au niveau de leur goût qu’ils soient préparés le jour même ou la veille, comme une confiture de fruits ou une compote, est-il malgré tout permis de les cuisiner pendant Yom Tov, car selon certains, étant donné qu’il est possible de les réaliser depuis la veille de Yom Tov, nos maitres ont interdit leur préparation le jour de Yom Tov afin que l’homme ne passe pas l’intégralité de sa fête à cuisiner et se prive ainsi de la réjouissance de la fête. Selon d’autres, nos maitres n’ont pas fait cette distinction entre les types d’aliments. Les différents arguments sont cités longuement dans le Beit Yossef ainsi que dans les propos des décisionnaires aux règles relatives à Yom Tov (chap.495).  

Sur le plan Halah’ique, notre grand maître, le Décisionnaire de la génération, le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l conclut (H’azon Ovadia-Yom Tov page 8) que selon le strict Din, il est permis de cuisiner pendant Yom Tov même un aliment dont le goût n’aurait pas subi de changement s’il avait été cuisiné depuis la veille, comme une confiture ou une compote.
Malgré tout, il est souhaitable de s’imposer la H’oumra (rigueur) et de préparer ce type d’aliments depuis la veille de Yom Tov. Le jour de Yom Tov lui-même, on préparera uniquement des aliments dont le goût est meilleur lorsqu’ils sont frais, comme des légumes frits ou autre, comme nous l’avons écrit.

Par conséquent, lorsqu’on veut cuire des pommes pour les besoins d’une compote ou bien pour une confiture ou autres, il est souhaitable de le faire depuis la veille de Yom Tov, c'est-à-dire avant l’entrée de la fête. Si toutefois on ne l’a pas fait depuis la veille, et que l’on désire présentement le faire pendant Yom Tov, bien qu’il est permis de le faire, dans la mesure du possible,  il est bon de le faire en changeant la manière habituelle (Chinouï).

Selon l’usage des Ashkenazim, on doit veiller à cette condition selon le Din et pas seulement d’un point de vue de H’oumra (rigueur), car le RAMA écrit qu’il est interdit de cuisiner pendant Yom Tov un aliment dont le goût n’aurait absolument pas changé s’il avait été cuisiné depuis la veille. Or, les communautés Ashkenazes ont accepté sur elles les décisions Halah’iques du RAMA.

En conclusion: Tout aliment dont le goût est meilleur lorsqu’il est consommé immédiatement après sa préparation, comme un légume frit par exemple, il est permis de cuisiner un tel aliment le jour de Yom Tov. Mais un aliment qui ne perd aucune saveur même lorsqu’il est cuisiné la veille avant la fête, Léh’atéh’ila (à priori) il ne faut pas retarder sa préparation au jour de Yom Tov lui-même, il faudra le cuisiner depuis la veille de Yom Tov, comme nous l’avons expliqué.

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